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 A mon époux.

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Ludovico III Leone

ღ Il sua Altezza Femminiello

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Carnet de Bord
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MessageSujet: A mon époux.   Jeu 17 Fév - 11:46

    A mon époux, Marco Antonio Leone.

    Monsieur,

    Il y en a qui se sont indigné de mon absence, qu'il ont nommé fuite, vous à leur tête, à n'en point douter. Oserai-je vous avouer que je m'en moque? Je m'en moque. Éperdument. La question n'est pas tant de contenter les Lions paresseux que d'en rester le chef. Je suis la Tête des Leone, bien que ne sachant pas si c'est le Hasard, Dieu, le Destin ou la Fatalité qui m'a mit sur ce trône, moi qui ne suit qu'un artiste, et à vos yeux et ceux de nos parents, un demeuré. Mais cela aussi, je m'en moque. La noblesse d'esprit fait grandir même le plus petit des hommes. Et je suis vraiment très petit, comme vous savez. Un tout Petit Lion, un tout Petit Monsieur.

    Ma Quête m'a ouvert les Yeux à la Vérité. Il me fallait me défaire de votre emprise quelques mois pour purger mon esprit de votre influence surnaturelle et ainsi penser par moi-même. Je suppose qu'un bon dirigeant n'a de bonnes idées que par lui-même; les idées des autres ne sont que de futiles emprunts : arrêtez d'utiliser la Maestà sur moi, monsieur, ça cela ne me fera jamais grandir. Je ne peut devenir un homme qu'en comprenant ce que je fais, pouruqoi je le fais et surtout, pour quelle raison j'aurai à le faire. Comprenons-nous bien, monsieur : je vous aime, j'aurai pu vous aimé et je vous aimai. Comme mon cousin, mon époux et mon amant. J'aurai voulu avoir confiance en vous, comme j'aurai aimé avoir confiance en notre famille.

    En échange de ma confiance, de mon innocence, vous et les Leone, que m'avez vous offert?
    Du mépris. De la méfiance. Vos machinations, obsessions et fils de marionnettistes.

    Je vous respecte, peut-être plus que vous ne le croyez, et je vous affectionne, et vous affectionnerai toujours. Je n'ai aucun sentiment négatif à votre égard, pas le moindre, malgré les traitements que vous savez que vous m'avez fait subir. Je ne vous déteste pas, je ne vous vois ni comme un monstre, ni comme un démon. Vous êtes un homme, et de surcroit, je vous plains. Profondément, pour avoir perdu la superbe de votre crinière d'autrefois. Énervez-vous, indignez-vous de ma pitié. Je pense ce que je dis. Et je dis rarement ce que je pense.

    Le soleil n'a pas votre éclat. La mer n'aura jamais votre grandeur. Et les grands animaux, les héros mythiques et les gladiateurs de mes histoires n'auront jamais votre force. Je vous admire. Et vous plains en même temps. Nul n'est plus faible qu'un grand héros blessé qui se sacrifie pour sa famille et se fait le diable. Marco, j'ai rencontré le diable, un soir: les pauvres gens ne soupçonnent jamais le Vrai Diable, quand même il les tiendrait à la gorge. Ce n'est pas votre cas car vous signez maladroitement vos entreprises. La nature humaine est tissée de regrets, apprenez à tisser, à présent. Le Diable connait nos scrupules. La violence est injuste d'où qu'elle vienne. Vous avez fais de moi une créature docile et je pense que vous avez contribué à ma folie. Oui, monsieur, je sais que je suis dément; n'est-ce le propre de l'aliéné de savoir pertinemment qu'il est fou? J'aurai peut-être pu être fou de vous, en plus d'avoir l'âme malade. J'aurai surement bien aimé, je crois.

    Soyez sobre, Marco. Votre partie adverse, le diable qui se dit être en vous, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Souvenez-vous que vous n'êtes ni la Tête des Leone, ni le Roi de Belmonte, et qu'administrativement, vous n'avez pas le pouvoir de vos ambitions, un régent durant l'absence de la Tête n'ayant aucune place en politique. Revoyez vous ambitions. Vivez, Marco, pour vous, pour votre plaisir. Vivez pour votre bonheur. Laissez ce pouvoir qui vous empoisonne, sauvez votre âme que j'affectionne tant de la noirceur d'une existence de bourreau. C'est inutile et vous êtes votre première victime. Nos défauts révèlent souvent nos qualités et celles-ci les humanisent en leur conférant une certaine noblesse. Pensez-y.

    Vous êtes votre première victime.
    Pensez-y.

    Je ne vous en veux pas; je ne vous en voudrai jamais. Vous resterez à jamais mon héros et mon soleil. Mais je dois être libre. Pour devenir la Tête qu'il faut à notre famille qui n'a plus sa superbe depuis longtemps. Pour écourter mes babillages, je demande le divorce. Etant la Tête, mon avis prévaut sur le votre. Si vous avez besoins d'arguments, je pourrai invoquer moult abus, physiques, moraux, avec des témoins à l'appui.

    Je ne le désire pas, comme je ne désire pas parler de ce que je sais de vous et les Serpente que j'ai lu dans vos yeux. Je vous protégerai, car vous êtes et serez toujours mon héros. Toujours. Ainsi je décide de me séparer de vous, et surtout de votre influence, pour une question de pragmatisme; oui, je vous écris en étant lucide, je pense. Je vous libère aussi de mon influence: le mari de la Tête d'une famille n'a pas plus de pouvoir qu'un autre noble, mais je vous libère de vos illusions de pouvoir d'être mon époux. Votre bien-être est comme le mien, important.

    J'aimerai, moi l'ingénu, vous demander:
    Marco, qu'est ce que la noblesse?
    Marco, qu'est-ce que la droiture?

    Le chemin le plus court pour arriver au but? Un intermédiaire entre le roi et le peuple, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres? Ou juste une possibilité humaine?

    Dieu donne à la franchise, à la fidélité, à la droiture un accent qui ne peut être ni contrefait, ni méconnu. Vous connaissez le dicton François : noblesse oblige? Eh bien, c'est toute la définition de la noblesse : elle oblige et ne fait pas autre chose. La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. Il y a plus de noblesse dans un chou fraîchement cueilli que dans un homard surgelé.

    Un divorce à l'équitable pour sauver votre âme brisée et ma liberté maltraitée est ma décision, la décision de la Tête des Leone, votre chef, supérieur, guide.

    Ceux qui prisent trop leur noblesse ne prisent pas assez ce qui en est à l'origine.
    Vivez, Marco.
    Pensez-y, et allez en paix.

    Vous serez toujours mon héros, mon soleil.
    Je vous aimerai toujours, du plus profond de mon cœur.

Bien à vous, votre époux, Ludovico Lucio.
Leonem mirabilis, Lion faiseur de Miracles.

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Marco Antonio Leone

◊ Âme Noire des Lions ◊

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Carnet de Bord
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MessageSujet: Re: A mon époux.   Ven 25 Fév - 4:35

[Hrp] ceci ce passe au Palazzo Leone en la seule présence de Ludovico qu’importe la pièce, après Ludovico sachant déjà que Marco accède à sa demande je laisse la joueuse décider si elle écoute puis li ou non avec son personnage. [/HRP]

Voilà des Années et des années que Siracco était au service personnel et exclusif de Marco, bien des missions avait été accompli, bien des peines lui avait été confié mais jamais tel mission lui fut confier si bien qu’il ce montrait hésitant à la remplir. Une tache était une tache cependant même si Marco ne vivait plus chez les Leone depuis la réception de cette lettre qui l’avait fait ce sentir heureux et déprimé à la fois, Siracco ce devait d’accomplir celle-ci. Le chef de famille était de retour et l’échéance n’avait pas à être repousser, attendant conformément aux instructions que celui-ci soit seul, il ce présenta à lui. S’Inclinant respectueusement face à Ludovico gardant les yeux river sur le sol comme il était de coutume pour quelqu’un de son rang face à quelqu’un du rang de Ludovico il prit la parole du voie calme et douce bien que parfaitement compréhensible :

« Signore Leone, je vous souhaite un bon retour en vos murs. Je suis porteur d’un message et de deux plis pour vous de la part de Marco Antonio Leone. »

Ce relevant lentement en prenant garde de pas croiser le regard du chef, de pas lui imposer cet affront Siracco repris son Laïus d’un ton plus monocorde il récitait sa leçon tel qu’on lui avait dicté :

« Monseigneur je tiens à préciser que je retranscrit les paroles de Marco Leone le plus fidèlement possible tel que je m’en souviens … Tel que l’on m’a sommer de vous les transmettre.

Chef, car je suppose que je dois vous nommer ainsi désormais. Après lecture de votre missive si l’on ce n’est êtes pas encore croiser il vous informe que votre requète à été prise en compte et qu’il accède à votre demande. L’un des deux pli contient tout ce qu’il vous faut pour faire accepter ce divorce, que ce soit auprès du conseil, du peuple mais surtout devant l’église et devant dieu. Il vous laisse le choix de mettre vos menace à exécution ou non qu’importe la décision il vous laisse retirer le peut qu’il possède si c’est votre désire son honneur ou plutôt le peut de respect qu’on les rares personnes ce souvenant de l’homme qu’il fut, plutôt que la bête qu’il devenu. »


Siracco avait du mal à continuer le cran lui manquait, lui qui connaissait les deux facette de l’homme qu’il servait, la suite avait du mal à sortir. Prenant une longue respiration quelque peut sonore il reprit à toutes vitesse comme si sa serait moins pénible à dire.

« Votre ex époux à parfaitement compris ce que vous désiriez, il s’y plie. Il vous prie cependant de pas l’aimer ou plutôt pour vous citer le prendre pour héros, il ne le mérite pas. Vous avez vu au moins l’un des secret qu’il cache mais en ignorer bien d’autre qui à son gout son bien plus horrible. Il vous fait donc part par ma bouche que vous disposer de sa vie, répudier le chassez le des Leone, mettez le à mort en place publique si il le faut pour assoir votre autorité. Qu’importe ce que vous déciderez il ne fera rien pour s’y opposer du moment que sa viens de vous. N’envisage pas non plus de le protéger, car comme il me l’a souvent dit et comme il tient à vous le faire savoir. Chez les Lions quand un jeune remplace le vieux celui-ci est chasser de la horde, dans cette optique il n’attendait donc qu’une chose que vous revendiquiez votre trone pour partir, le protéger serait protéger ses ignominies et vous devez y couper court. Sachant que votre nature profonde vous en empêcherait il s’en charge lui-même et ne passera le pas de la porte de sa demeure que si l’on y invite instamment. Désormais pour lui votre relation n’existe que dans un coin de son cœur mais quand vous vous rencontrerez il agira comme un membre de la famille et non comme un chef. Voilà ce qu’il m’a charger de vous transmettre verbalement car sa nature celle qu’il distille allégrement dans Belmonte est la seule qui doit être connu, cette gentillesse le fait que vous lui devez probablement le faite de pas avoir été tuer à cause de votre … esprit ne le regarde que lui et vous désormais qui êtes la tète de la famille des Leone.»

Enfin ce déluge de mot s’arrêtait, Siracco était probablement le seul être vivant de Belmonte qui ne pouvait pas ce rejouir de savoir que Marco était prêt à mourir sans résister sur un simple ordre de la part d’une personne qui pourrait être son fils. Ouvrant d’une main tremblante son veston Siracco en extirpa deux enveloppe. Ce demandant si il ne devait pas fuir avec, empêcher cela, avorter le projet de réédition DU Lion roux. Il était trop fidèle pour ça malheureusement et il les posa donc sur un guéridon à proximité et en s’inclinant respectueusement, il parla enfin pour lui.

« Signore Leone c’était ma dernière tache en ce lieu, mes gages étant été payer je suis celui que je sert. La seconde lettre celle frapper du sceau de votre ex mari vous appartient personnellement moi-même ignore ce qu’elle contient. Libre à vous de l’ouvrir ou de la bruler. Etant libérer de mon serment envers votre famille j’ose et j’espère que vous m’en tiendrez pas rigueur porter quelque mot à votre attention. Vous avez côtoyé Marco Leone sans jamais le connaitre, il est aisé de comprendre pourquoi vous n’avez jamais voulu le faire et encore plus pourquoi il n’en a jamais donné l’occasion. Pourtant je vous le dit vous perdez un grand homme plus grand que jamais vous n’aurez l’occasion de le savoir. Je vous prie désormais de me pardonnez cette incartade et d’avoir dépassé le rang qui est le mien, en espérant que cela ne rejaillira pas sur mon maitre. Je vous quitte donc les bagages de mon maitre étant prêt je ne peux que vous souhaiter d’obtenir ce que vous souhaité. »

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Ludovico III Leone

ღ Il sua Altezza Femminiello

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MessageSujet: Re: A mon époux.   Ven 25 Fév - 11:03

    Ludovico n'avait pipé mot lorsque le serviteur de Marco était venu le voir, parlant en son nom, sous sa dictée. Il avait regardé l'homme d'un air hagard, presque stupide, et n'avait semble t-il qu'à moitié réagit; aucune parole ne semblait avoir effleuré ce visage d'homme-enfant qui était à ce moment là immuable comme le marbre, figé dans une expression absente, lointaine. Le Prince Dément avait prit les enveloppes d'un main molle et sans envie, ses yeux comme éteints, et avait lu en silence, les pupille suivant les seuls vrais mots qui avaient de l'importance. Il se montra neutre, encore plus étrange que d'accoutumé, relevant les yeux vers Siracco pour le regarder cinq bonnes minutes sans rien dire, la lettre sur ses cuisses, assis sur son trône trop grand.

    "Vous pouvez disposer, Siracco. Faites attention à votre maître."

    Ce furent les seules paroles que le Lionceau se permit de donner au domestique, sans rien lui dire d'autre. Nul besoin, ses pensées ne devaient aller qu'à Marco, pour être efficaces. Le Petit Prince des Lions poussa un long soupir pour expulser tout l'air contenu dans ses poumons au point d'en manquer, regardant longuement le plafond de la salle commune, une fois complètement seul. Il était complètement seul, même Altro n'osait pas le déranger quand il semblait si... lucide. La présent d'Altro était inutile et inefficace quand Ludovico état comme cela.

    Je suis la Tête des Lions.
    Je suis le Princes des Léonins.
    A présent sans vous, cela change tout et ne change rien à la fois.

    La grande chose que j'ai perdu dans cette histoire, c'est une conscience, même noire, éclairée de mes absences. J'ai gagné une liberté que je ne connais pas encore, mais que je vais apprendre à connaître.

    Le Petit Monsieur se leva de son trône de marbre et se dirigea dans ses appartements, saisissant une plume et un encrier: il devait répondre, et cela sur le champ, tant que ses errances spirituelles ne l'avaient pas encore reprit. Il devait répondre tant qu'Altro n'était pas là. tant qu'il voyait encore les choses avec les illusions terrifiantes de la réalités. Tant qu'il comprenait de quoi il s'agissait. I s'assit à son étude et gratta le papier d'un air indolent, ne regardant même pas ce qu'il écrivait, fixant un point imaginaire devant lui, n'existant que dans son esprit malade.


    "Monsieur,

    Je respecte votre choix d'exil. C'est tout; chacun fais ce qu'il pense être bon pour lui-même. Ainsi je comprend à moitié du quart de votre raisonnement, mais je comprend tout de même. Ce que je n'avais pas compris par contre, c'était votre attitude brutale vis-à-vis de ma personne. Je savais votre attitude calculée, mais pas en ce sens. Nous sommes après tout toujours dépassé par les idées des autres. Je m'incline devant votre réussite, dont je n'avais même pas conscience, et vous dédie tout mon respect.

    Marco, parlons franchement, tant que je sais ce que j'écris, même si je ne regarde pas ce que j'écris. Suis-je encore un enfant qui cherche à grandir, ou pas? Suis-je un malade mental qui ne peut gouverner? Vous venez de me laisser les rênes de cette famille dont vous êtes fier et qui m'indiffère. De mettre entre mes mains le destin de vos cadets que je pourrait froisser comme des chagrins. Avez-vous si confiance en une créature comme moi?

    J'ai anobli les Serpente car nous avons détruit leur familles, alors qu'il étaient nos fidèles vassaux. Ils redeviendront nos fidèles vassaux. Parce que je n'espère pas la paix, mais juste ne pas avoir à vomir sur quiconque une haine qui n'est pas la mienne, pas celle de ma famille. Plus la notre. Faire quelques pas en avant, pour voir où cela mène. Même des petits pas, ou des pas qui dégouteraient les autres.

    Je ne vous cacherai pas une évidence:
    Je n'ai aucun honneur.
    Je n'ai aucune dignité.
    La seule chose que j'ai, ce sont des illusions qui parfois fonctionnent; voilà ma Réalité.

    J'essayerai d'être noble, de faire ce que je pense être bon. Et je vais arrêter de tergiverser, car finalement cela va vous ennuyer et ne servir à rien.

    J'ai compris quelques petites choses:

    Non, vous n'êtes pas un héros: vous avez œuvré dans l'ombre, vous êtes Le Chevalier Noir, et placez en moi le rôle du Prince de Lumière. Vous êtes mon héros, pas celui des autres. Je ne prendrai ni votre titre, ni votre vie, car des deux vous les avez acquit le plus noblement du monde. Mon autorité s'assoit sur son trône, pas sur votre cadavre.

    Je ne peux vous protéger, mais veux vous protéger, nuance. Comme on veille sur ceux qu'on aime profondément. Mais vous êtes de ce genre d'homme qui se protège tout sel, je sais bien. Cependant, mon esprits et mes pouvoirs vous accompagnent, aussi loin que vous pourrez aller, aussi loin que pourraient vous porter vos batailles.

    Ludovico II, mon père, me parlait de vous comme d'un général vaillant, et pensant à vous, enfant, je vous imaginais comme un Alexandre flamboyant que rien n'arrête.

    Je revendique ce trône trop grand pour moi, sur lequel jadis vous gouverniez notre famille et sur lequel mon allure de petite pédale fait ridicule. Vos ignominies vous accompagnent et je ne les connait pas, c'est votre poids, vous êtes votre propre Atlas, je suis mon propre Narcisse. Je vous ai connu sans vous comprendre, parce que j'étais obnubilé par ma propre image, mes propres pensées décousue. Mon Monde, sans parvenir à entrer dans le votre. Vous ne m'en avez guère donné l'occasion, mais je ne l'ai jamais prise non plus. Quel gâchis pour moi.

    Marco, je vous en ai voulu d'avoir tué ma précieuse Abigail. Je l'aimai, profondément, plus que ma vie. J'espère que ces idées de mort que je caresse parfois avant de dormir ne me pousseront jamais à courir la rejoindre... Oh! Mais saviez vous que je suis allé la voir, à Turano? Elle n'était pas dans son cercueil.

    Marco, où est ma femme?

    Sur vos fautes, elles sont vôtres, et si un jour vous devez rendre des comptes à notre famille, je vous jugerai et vous punirai comme il se doit. Parce que je sais que c'est ce que vous attendez de moi: un Prince juste et droit. N'est-ce pas? J'espère de tout cœur, du plus profond de moi, que votre gloire rejaillira et vous couvre à nouveau d'or et de fourrure.

    Je tenais à vous dire une dernière chose, qui ne sera surement pas à votre goût:

    Je suis amoureux de vous.
    Vous vous direz, que valent les paroles d'un gamin comme moi, d'un lunatique? Pensez-en ce que vous voudrez. Je me sépare de vous pour nous libérer tout deux, et mon cœur saigne comme jamais il n'a saigné. Même quand j'ai vu Abigail mourir devant moi, piétinée par ce cheval fou.

    Aujourd'hui j'ai perdu mon Grand Monsieur.
    Aujourd'hui, j'ai perdu mon Grand Lion.
    Vous n'imaginez pas ce que cela me fait.

    PS: Ce doit être moi le père, mais je ne me souviens pas très bien de ce qui s'est passé. J'ai eu très mal, et j'étais très triste. J'avais très peur. Je ne crois pas avoir eu le choix ce soir-là. Ne punissez pas Artemisia, bien que je me doute que vous ne le ferez pas car vous imaginez que cela ne vous concerne plus. Je ne sais pas trop qui doit être puni, en fait. J'aviserai, si j'y comprend quelque chose.

    Je déteste sentir que je comprend ce qu'il va advenir de nous.
    Mon cœur, mon esprit et mes pouvoirs -ceux que personne ne connait- vous accompagne, dans une tendre pensée à la fois d'excuse et de tristesse. La liberté a un goût acide d'urine, aujourd'hui, mais j'assume ce que j'ai fais et demander, sinon je serai réellement un Prince d'opérette.

    S'il vous plais, de là où vous êtes, regardez-moi.

    Votre Petit Monsieur
    Ludovico Lucio Troisième du nom
    Leonem mirabilis."

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MessageSujet: Re: A mon époux.   

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