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 Lussuria Dolore Serpente [Terminé]

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Lussuria D. Serpente

• Il Pittore Stringe

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MessageSujet: Lussuria Dolore Serpente [Terminé]   Dim 20 Fév - 19:25

    ₪ CARTE D'IDENTITE ₪

    ۞ Nom : Serpente, quoi qu’elle ait été répudiée par ses parents.
    ۞ Prénom(s) : Lussuria Dolore
    ۞ Surnoms : Luss (Par son maître), ainsi que Petite Garce ou encore Sale Serpent (aussi de lui, quoi qu'à éviter).
    ۞ Âge : 32 ans
    ۞ Au service de : Micaïlo Cortes
    ۞ Rang de domestique : Servante (et peintre à ses heures perdues...)
    ۞ Spécialité : Tout ce qui peut plaire à son maître.
    ۞ Orientation sexuelle : Techniquement, elle est bisexuelle. Pourtant, elle n’a jamais eu de relation intime poussée avec un homme, uniquement avec des femmes. Cela dit, elle a déjà partagé sa couche avec un homme ainsi que des caresses coquines et perverses, parfois, sans jamais aller jusqu’au bout, à l’union charnelle.

    Sangue Nobile : Dominio(Nv. 3):
     

    ₪ ASPECT PHYSIQUE ₪


    ۞ Physique :
    Lussuria est une jeune femme des plus agréable à regarder, possédant une beauté singulière et charmante. Ce que l’on remarque aisément, c’est qu’elle n’est guère petite pour une femme, tout en conservant tout de même une stature raisonnable, à savoir, 1m75 pour 55 kg. Autant dire qu’elle possède une silhouette svelte et fine. La Serpente possède une longue chevelure blonde, presque dorée, formant de délicates boucles, retombant jusqu’au creux de ses reins, à la cambrure des plus appréciables. Ses yeux quant à eux, son légèrement étirés en amande et ses prunelles rouge sang sont bordées de longs cils noirs et épais, charbonnant, lui donnant des yeux de biche. Un regard séduisant, souvent froid et soumis, mais qui en certaines occasions, reflète une grande perversité, à moins que ce soit un amusement morbide...
    Autre fait que l’on remarque aisément, c’est la couleur pâle de sa peau, un teint presque maladif. Et, si l’on s’ose à y toucher, on réalise rapidement qu’elle est également froide, bien plus que celle d’une autre femme. Il s’agit là d’une des particularité des membres de la famille Serpente.
    Son physique, lui, semble frêle, fragile. En effet, chez elle, rien n’est démesuré ou très large, pas un seul gramme de graisse dans son corps. Quant à ses formes, elles sont bien évidemment présentes, mais guère voluptueuses, que ce soit sa poitrine, ferme et peu opulente, ou encore ses hanches, plutôt menues. Pas bonne à porter un enfant, comme aurait dit son père. Également, ses jambes comme ses bras sont fins, à tel point qu’on les croirait fragiles. Il en va de même pour sa taille. Son ventre, lui, est bien plat, arborant parfois une très légère courbe... De plus, ses mains, bien qu’habituées au travail de domestique, restent douces et délicates, délicieusement blanches...

    ۞ Allure :
    Sa posture habituelle est droite et digne, surtout lorsqu’elle est en train de travailler, et ne fait jamais aucun geste inutile, sachant se montrer efficace dans ses occupations. Face à son maître, elle affiche une certaine soumission, mais aussi un grand respect. Sa démarche, quant à elle, est pour le moins lente et mesure, pouvant presque sembler flegmatique en certaines occasions.
    Son visage lui, est continuellement teinté d’une expression absolument calme et détachée, quelques fois un léger sourire, discret. Mais son expression change du tout au tout lorsqu’elle observe son cher maître travailler, ou lorsqu’ils se retrouvent seuls et proches...


    ۞ Goûts vestimentaires :
    La dame apprécie les couleurs sombres, comme le noir ou le rouge foncé, bordeaux, teintes qui se retrouvent dans la plupart de ses vêtements. La seule exception à la règle est le blanc, qui entre en grande partie dans ses pièces de lingerie, dont elle prend grand soin, par ailleurs.
    Pour ce qui est des vêtements qu’elle porte à proprement parler, il s’agit surtout d’un uniforme, qu’elle revêt quotidiennement. Une longue robe noire effleurant ses chevilles, moulant son buste avec douceur, pour ensuite s’évaser au niveau de sa taille, et finalement être surmontée d’un tablier blanc, bien repassé, toujours impeccable.
    Le reste du temps, elle se plaît à porter des robes, toujours longues, parfois très moulantes, d’autre fois amples, ou encore, dévoilant une partie de son dos de façon agréable. Sinon, elle ne porte que très rarement des bijoux ou autre parures.

    ۞ Signes particuliers :
    Lussuria aime porter du rouge à lèvre, souvent d’un carmin profond, mettant en valeur ses lèvres bien dessinées et douces. Son corps dans son ensemble ne possède pas de marque distinctive, ou presque. En effet, son abdomen, depuis le dessous de la poitrine, jusqu’au haut de son nombril, est barré d’une longue cicatrice causée par la lame de son père, alors qu’elle était encore adolescente, le jour où elle fut chassée de chez elle...

    ₪ INFORMATIONS PSYCHOLOGIQUES ₪


    ۞ Généralités :
    Lorsqu’on la rencontre pour la première fois, et même parfois pour les fois suivantes, elle donne l’impression d’être une femme froide et détachée, un tantinet dédaigneuse également. Toujours droite, la tête haute, son regard d’un rouge sanglant se posant sur vous, sans exprimer la moindre émotion. D’ailleurs, chose à noter, avec les inconnus, et la plupart des personnes qu’elle rencontre en général, elle affiche un visage neutre, impassible, ayant du mal à manifester la moindre de ses émotions. Cela dit, une fois face à son maître, cela change du tout au tout...
    En tant que domestique, Lussuria se montre très obéissante et dévouée à son maître, et ferait quasiment n’importe quoi pour lui, et ce, pour diverses raisons. Elle s’exécute toujours avec efficacité, agissant de sorte à lui donner satisfaction le mieux possible. Cela dit, il lui arrive parfois de contester l’un de ses ordres, simplement pour s’amuser, sans autre raison. Et le plus souvent, si ce n’est à chaque fois, l’artiste n’hésite pas à la punir... Et que cela reste entre nous, mais il arrive souvent que les fameuses punitions lui plaisent...

    Ca, c’est ce que chacun remarque, en la rencontrant ou presque, sans aller plus loin. Mais ce n’est de loin pas tout ce qui compose son caractère. En effet, la Serpente s’avère perverse. Très perverse. Chez elle, le sexe est presque une obsession. De ce fait, lorsqu’elle se trouve en présence d’une homme où d’une femme qui lui plaît, il est bien difficile pour elle de retenir ses pulsions charnelles, même si face à un membre du sexe masculin, elle se montrera bien plus réticente, refusant catégoriquement d’aller jusqu’au bout avec l’un d’eux. Et, en plus d’être un de ses vices, le sexe est un moyen parfait de réchauffer son corps habituellement plus froid que celui d’une autre personne, l’autre option étant de dormir avec son cher maître, chose qui arrive tous les soirs...

    Autre perversion, mais à un autre niveau, ce rapprochant presque de la folie, et pouvant être rangé du côté du sadisme, la femme aime voir souffrir, la torture et autres choses du genre. Tant que cela mène à la mort, lente ou rapide, cela lui plaît. Elle est fascinée par la mort, lui porte une obsession morbide et dévorante. Cela dit, ce qu’elle aime, c’est observer, entendre, mais aucunement agir. D’elle-même, jamais elle ne ferait du mal à qui que ce soit, à vrai dire. Également, ce sont ces horreurs qu’elle voit et qui l’amusent qui lui donnent de l’inspiration pour ses tableaux. Et lors de ses observations, il est important de noter qu’elle ne ressent aucune excitation sexuelle...

    Pour ce qui est de sa souffrance personnelle, il faut savoir qu’elle ne l’accepte et ne l’apprécie que si c’est son maître qui en est la cause. Oui, elle aime souffrir de la main de l’artiste, et dans ce cas-ci, en ressent réellement du plaisir... Malsain, n’est-ce pas ? Par contre, lorsque ladite douleur est causée par une autre personne, elle n’en tire aucune satisfaction, loin de là.

    ۞ Vices :
    Comme déjà dit, le sexe, mais aussi et surtout la souffrance, le sadisme, quoi qu’elle-même ne fera jamais rien de ses propres mains, et en général, la mort.

    ۞ Aime :
    Son maître, l’art en général, mais surtout, la peinture, peignant durant son temps libre, le plus souvent lorsque le fabricant de masques est en train d’exercer son art à lui. Par ailleurs, le sujet principal de ses toiles est son travail...

    ۞ N'aime pas :
    Le désordre. D’ailleurs, tenir la maison et l’atelier bien rangés est passablement compliqué, sachant que son employeur possède quasiment un don pour tout mettre en désordre en très peu de temps. Autant dire qu’elle à souvent du travail. Autre chose, le savoir dans les bras d’une autre femme, ou même un homme, lui déplaît. Oui, la blonde est possessive, mais ça, c’est une secret très bien garder, dont personne n’est au courant...

    ۞ Sociabilité :
    qu’elle sympathise vraiment avec qui que ce soit. Tout au plus, les gens qu’elle rencontre restent des connaissances. La seule personne réellement proche d’elle, est à bien des niveaux, est donc son très cher maître.

    ₪ HISTORIQUE ₪


    ۞ Passé :

    Née à une époque où les Serpente n’étaient pas encore déchus, Lussuria Dolore reçu un nom qui, coïncidence ou non, correspondrait à sa personne, bien des années plus tard. Fille de Valentino et Lucrecia Serpente, la demoiselle fut choyée par ses parents, du moins, les premières années de sa vie. Quoi que la famille était déjà fortunée, ses parents possédaient une fortune plutôt conséquente. En effet, son père avait monté un commerce d’art des plus florissant, peignant depuis toujours. Des tableaux, qui, visiblement, avaient un grand succès auprès des amateurs de toiles. Cela dit, comme tous les Serpente, son père avait un vice, l’argent. Avare à n’en plus finir, il ne pensait qu’à l’argent, à longueur de journée, ne prêtant jamais le moindre centime à qui que ce soit, excepté sa propre femme, quoi qu’il se méfiait tout de même d’elle. Car autant lui aimait accumuler de l’argent, autant elle aimait le dépenser, et ce de façon compulsive, achetant toujours plus. Que ce soient des bijoux, des robes, du mobilier, tout. Tout ce qui était susceptible de lui plaire, elle l’achetait. A tel point que cela en devenait infernal. Voyant que cela ne pouvait plus aller, Valentino prit une décision aussi cruelle que sensée : enfermer sa femme dans sa chambre, ne la laissant sortir que pour manger ou se laver, rien de plus. Il était évident que la pauvre femme, ayant un caractère d’ordinaire très soumis et passif, n’eut d’autre choix que d’accepter, se pliant aux désirs de son mari, qui lui, bien loin de se soucier de ce que pouvait ressentir son épouse ou leur enfant, était ravi de voir ses comptes rester stables à présent qu’il n’y avait plus sa femme pour dépenser plus que nécessaire...

    A cette époque, Lussuria était tout juste âgée de 8 ans. Une jolie petite fille possédant une bouille adorable, des yeux rubis et une longue chevelure blonde et bouclée. Une petite demoiselle absolument adorable, qui fut confiée à une nourrice par un père avare et désintéressé de son sort. C’est ainsi qu’elle fut élevée par une jeune femme prénommée Luana, une fille du peuple, douce et bonne, mais peut-être trop intéressée par le père de la demoiselle et par son argent. Chose qui la perdra, à n’en point douter. La nourrice s’occupait de la petite avec soin, de sorte à être dans les bonnes grâces du père, qui au fond, ne s’en souciait pas tant que ça. Son seul amour était l’argent, c’était tout ce qui comptait à ses yeux. Alors, voyant que ses efforts ne portaient pas leurs fruits, la jeune femme décida de changer de tactique. Ce qu’elle voulait, c’était s’attirer les faveurs de ce noble, qui, même s’il était monstrueusement avare, restait un homme des plus séduisant et agréable... De ce fait, elle commença à se montrer de plus en plus charmeuse avec son employeur, parfois même devant la petite fille, qui était triste de voir son papa ne plus aimer sa maman, et se rapprocher d’une dame qu’elle n’aimait pas. Non, elle ne l’aimait pas, car elle ne savait pas raconter des histoires comme celles de sa mère, et n’avait pas une voix aussi douce... Non, elle n’avait rien à voir avec sa chère mère qui , recluse dans sa chambre, dépérissait à petit feu, ignorant tout des intrigues de la nourrice...

    Son père, lui, avait beau être un homme sévère, il restait néanmoins faible, bien faible face aux charmes d’une créature encore si belle et fraîche, comme l’était Luana. Il céda donc face à elle, et une nuit, alla la rejoindre dans sa couche, lui faisant l’amour avec un terrible passion adultère. Cela dit, voilà une chose qui ne risquait pas de rester impunie. Elle avait tout vu, du haut de ses 5 ans dissimulée entre deux tabliers, suspendus dans la penderie de la domestique. Une enfant ne devrait pas voir une telle chose... Mais le mal était fait, mal qui allait coûter cher à ce serpent cupide...

    Quelques jours plus tard, comme beaucoup d’enfants, la petite Lussuria ressentit le besoin d’aller dire à sa mère tout ce qu’elle avait vu cette nuit-là. Alors, discrètement, elle s’était glissée dans la chambre de sa génitrice, comme elle le faisait souvent, et s’était rapprochée d’elle, l’observant longuement, avant de la réveiller.Sa peau était plus pâle que la mort elle-même, ses joues creuses, son regard cerné de noir... Son vice la rongeait de plus en plus, à vrai dire, la tuant peu à peu... S’asseyant auprès d’elle, la demoiselle conta alors à sa mère toute son histoire. Histoire qui blessa profondément la pauvre femme déjà en loque, et à présent bafouée. A vrai dire, cette nouvelle lui brisait le coeur, sachant que même si son mari avait été cruel et sans coeur avec elle ne l’enfermant dans cette chambre, elle l’aimait tendrement...

    La petite fille, loin d’être bête, s’était bien rendue compte que sa maman était triste, mais sans comprendre pourquoi, elle, elle ne ressentait pas cette tristesse... Elle était même plutôt... Amusée par la situation. Cruelle enfant. C’était terrible, n’est-ce pas ? Voir sa mère souffrir la faisait sourire, très légèrement... La souffrance... Voilà bien une chose qui ne l’avait jamais touchée, si ce n’est dans l’amusement le plus certain... Une chose que personne ne devait voir, car elle le savait, ce n’était pas bien de rire lorsque quelqu’un était triste. Une vision enfantine plutôt proche de la réalité, à n’en point douter.

    Mais malgré cette révélation, sa mère ne fit rien, lui demandant simplement de sortir avant que son père ne se mette à la chercher. Elle s’en était donc allée, sans rien ajouter. Lucrecia était bien trop passive pour tenter quoi que ce soit auprès de son mari ou de sa maîtresse. Bien trop faible pour se rebeller. Et puis, c’était déjà trop tard, de toute façon... Cela dit, il allait se passer quelque chose de triste, de bien triste, mais pas immédiatement... Bien plus tard...

    Et pendant ce temps, la petite fille, grandissant comme toutes les demoiselles de son âge, finit par découvrir les pouvoirs que lui conférait son Sangue Nobile. Du fait de sa jeunesse, ce n’était pas encore grand chose, quelques ordres simples à donner, son regard plongé dans celui de sa victime. Il lui fallut près d’un an pour maîtriser de façon efficace ses capacités, s’entraînant sur les domestiques, leur donnant des ordres sans queue-ni-tête. Jamais rien de bien méchant, après tout, elle n’était pas mesquine non plus, du moins, pas encore. Et puis, c’était amusant, de les voir faire tout ce qu’elle voulait, découvrant par la même occasion les limites de son pouvoir. Quoi que cela n’était pas vraiment un problème pour elle... Également, elle allait souvent voir sa mère, qui se faisait de moins en moins expressive. C’était tout juste si elle semblait heureuse en la voyant, son visage se figeant, impassible...

    Pourquoi était-elle devenue si inanimée, si... morte ? Ca, la petite Serpente ne le comprenait pas. Elle avait l’impression qu’elle ne l’aimait constat qui attrista grandement la demoiselle. Ca faisait mal de croire que quelqu’un de si important à nos yeux ne nous aimait plus.. C’était même terrible, plus encore lorsque cette personne était notre mère... Cela dit, elle ne dit rien, continuant ses visites, qui duraient de moins en moins...

    Jusqu’au jour où son père se décida lui-même à aller voir sa femme en train de dépérir, dans le but de lui annoncer une important nouvelle. Il allait épouser Luana. Sa maîtresse. Et même si la polygamie était de vigueur dans la région, cette nouvelle ne plu guère à la dame. Et encore moins à sa fille, qui une fois de plus, épiait la discussion, par l’embrasure de la porte. Pour la première, cela l’acheva totalement, quant à la seconde.... Cela fit naître en elle une terriblement rancoeur pour cette femme qui devenait sa belle-mère, pas intérêt d’argent, avant tout...

    Et un malheur en amenant un autre, quelques jours plus tard, sa mère fut retrouvée, par sa propre fille, pendue dans sa chambre, avec un drap. Elle n’en pouvait plus de vivre enfermée, sa vie gâchée, tant par sa folie dépensière que par l’avarice de son époux... Lussuria observait le corps inerte de sa mère se balancer doucement au dessus du lit. Son regard rubis restait inexpressif, jusqu’au moment où ses lèvres laissèrent échapper un léger rire... Oui, un rire, enfantin et amusé. Elle riait, un rire qui la torturait intérieurement. Elle n’arrivait pas à s’en empêcher.. Et, lorsque son père entra dans la chambre, intrigué par le rires de la petite, son visage se fit horrifié alors qu’il vit le corps de son épouse, tandis qu’à l’entente du rire cristallin de son enfant, il sentit un terrible dégoût s’emparer de lui. Rapidement, il appela des domestiques, dont sa future épouse, qui mena la petite dans sa chambre, tandis que les autres l’aidèrent à descendre le corps de la défunte, avec le plus grand soin qui soit. Même s’il comptait en épouser une autre, au fond, il l’aimait toujours.

    A peine quelques jours plus tard, les funérailles furent célébrées très secrètement, afin que la nouvelle ne s’ébruite pas trop, mais sans grand succès. Après tout, une telle chose était difficile à garder secrète... Quant au cas de sa fille... Il ne savait pas quoi faire... Cela faisait des jours qu’elle ne refusait de parler à qui que ce soit. Elle restait sur son lit, fixant le mur, silencieuse. Pour tout dire, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Pourquoi elle avait rit, pourquoi la vue de sa mère morte l’avait tant amusée... C’était si... anormal. Vicieux. Cruel. Et plus elle y pensait, et plus un sourire d’un amusement sadique s’élargissait sur ses lèvres rosées...

    Malgré ce terrible événement, son père ne renonça pas à se marier, loin de là. Puisqu’il n’avait plus de femme, autant épouser celle qu’il convoitait. Le mariage eut donc lieu, et la famille célébra les deux nouveaux époux, quoi que le fait que la femme soit une domestique n’était pas très acceptable aux yeux de certains. Mais pour Lussuria, ça ne changeait rien. Elle la haïssait du plus profond de son être. Comment une petite fille d’environ 10 ans pouvait-elle haïr une personne à ce point ? Simplement car elle avait l’impression qu’elle lui volait son père. De plus, il s’avérait que finalement, elle était bien plus dépensière que sa précédente épouse. Seulement, douée pour manipuler autrui, l’ancienne domestique faisait croire à son mari que c’était lui qui dépensait, ou qu’on lui volait son argent, le rendant paranoïaque. Des crises parfois violentes, durant lesquelles il valait mieux se tenir loin de lui. Chose qui n’aidait pas sa fille à apprécier sa belle mère, loin de là...

    Et pendant ce temps, la petite Serpente continuait de perfectionner ses pouvoirs, toujours au premier niveau de son Sangue Nobile, trop jeune pour pouvoir en faire plus. Mais c’était amplement suffisant. Cela faisait des mois qu’elle s’entraînait sans relâche, développant une très bonne concentration et une grande efficacité. Bien évidemment, cela ne restait que des ordres simples, mais elle était plutôt satisfaite de ce dont elle était capable.

    Et puis, un soir arriva, une nouvelle crise de son père avec lui. Il était enfermé dans son bureau, hurlant à tout va qu’on lui volait son or... Tout ce raffut eut pour effet de réveiller en sursaut la petite fille, tranquillement endormie dans son lit. Réalisant que c’était son père qui hurlait ainsi, elle se mit à pleurer doucement, pour ensuite aller rejoindre la chambre de ses parents, réveillant doucement sa belle-mère, pour ensuite, usant de ses pouvoirs, lui demander d’aller voir, ce qu’elle fit. La femme entra dans le bureau, la petite refermant la porte après elle, s’asseyant contre le mur, tandis que dans la pièce, les cris redoublaient. Pour finalement se cesser totalement... Intriguée, la petite osa se relever, entrouvrant doucement le battant de la porte, pour ensuite se figer. Dans la pièce, son père se tenait devant le corps de Luana, sa robe de nuit auparavant blanche et à présent tachée de sang. Dans la main du père, une épée, qu’il avait utilisée pour éventrer la femme, et qui à présent, se vidait de tout son sang, tandis que le meurtrier la regardait, le regard vide, sans rien dire, pour finalement lâcher son arme, et tomber à genoux, serrant dans ses bras sa femme qu’il venait d’assassiner durant un coup de folie... Puis tout à coup, ayant l’impression d’avoir entendu du bruit, il tourna brusquement la tête vers la porte, mais la petite venait de s’en aller, tout en riant doucement, courant jusqu’à sa chambre...

    Sa belle-mère ne l’embêterait plus à présent. Elle pourrait à nouveau avoir son papa rien que pour elle. Un nouvel enterrement, à nouveau de la tristesse. Son père était devenu sombre et aigri, même son argent le passionnait moins qu’auparavant... Elle passait ses journée reclus dans son bureau, fixant le tableau représentant ses deux femmes, mis côtes à côtes... Ce n’était pas du tout ce que la petite souhaitait, à vrai dire. Tout ce qu’elle voulait, c’était l’amour de son père, qu’il la prenne dans ses bras, et dise qu’il l’aime... Mais rien n’allait comme elle l’avait souhaité... Alors, connaissant son affection pour la peinture, la jeune fille se mit donc à s’entraîner à peindre, s’avérant au final tout aussi douée que son père... Mais malgré tout, cela ne semblait pas lui plaire non plus. Plus rien n’avait d’intérêt à ses yeux, semblait-il... Jusqu’au jour où, alors que Lussuria s’ennuyait et s’amusait à peindre différent moment de la nuit où sa belle belle-mère était morte, il la surprit. Et il comprit. C’était sa faute si sa femme était mort ! Prit d’un soudain accès de fureur, il attrapa la petite par le bras, la pauvre enfant tremblante comme une feuille, et l’emmena dehors, dans une petite rue, emportant également son arme, celle qui avait ôté la vie de sa chère Luana. Une fois à l’abri des regards, il lui asséna un coup de lame qui la fit tomber au sol, à demi-inconsciente, tant à cause de la peur que de la douleur... Il la laissa là, tandis qu’elle perdait beaucoup de sang, qui s’écoulant lentement sur ses vêtements, sa longue chevelure blonde prenant une étrange teinte rouge... Elle allait sûrement mourir, à n’en point douter... Comment avait-il osé faire une telle chose à sa propre fille ? Des deux, c’était plutôt lui le monstre ! C’était lui qui les avait tuées, par elle ! Ce fut les dernières pensées qui traversèrent son esprit, avant qu’elle ne finisse par totalement sombrer dans l’inconscience...

    Et lorsqu’elle reprit connaissance, elle réalisa qu’elle n’était pas morte, loin de là. Allongée dans un lit, elle porta doucement sa main à son buste, et y découvrit des pansements. Quelqu’un s’était occupé d’elle, soignant ses blessures et lui donnant de nouveau vêtements. Puis, tournant doucement la tête, elle finit par apercevoir un homme au visage doux, devant sûrement avoir une bonne 50 aine d’années. Elle le reconnaissait comme étant un ancien ami de son père, appréciant les tableaux qu’il peignait à l’époque où sa mère était encore vivante... Il l’avait recueille, ne comprenant pas ce qui avait poussé son père à faire une telle chose...

    Et depuis ce jour là, elle vécu donc chez cet homme, Antonio Cavallone, un veuf bourgeois et amateur d’art en tout genre, qui l’éleva comme la fille qu’il n’avait jamais eue. Il continua son éducation, lui apprenant un grand nombre de choses, en plus de ce qu’elle savait déjà. Il lui fit lire bon nombre d’ouvrages sur des sujets divers, en particulier sur l’art, mais aussi de l’histoire. Enfin, elle avait l’impression d’avoir un vrai père, et finit par le considérer comme son géniteur, lui qui s’occupait si bien d’elle. Plutôt riche, il pouvait se permettre de lui acheter de belles robes, mais aussi du matériel pour lui permettre de peindre, appréciant les toiles de la demoiselle...

    L’année de ses 12 ans, donc tout juste un an après que son père l’ait chassée, la famille Serpente fut déchue par les Leone, suite à une histoire de trahison et de meurtre. Et pour la première fois depuis un an, elle eut une petite pensée pour son père, mais cette dernière s’étiola bien vite, tandis qu’elle se remettait au travail. En effet, voyant son talent, l’homme lui avait proposé de vendre ses toiles. Et à présent, elles se vendaient très bien, vraiment très bien.

    C’est ainsi que les années suivantes passèrent, 16 années pour être précis. De longues années durant lesquelles elle continuait de peindre, tout en s’instruisant, mais surtout, ayant un succès certain auprès de nombreux jeunes hommes, mais aussi des demoiselles. Après tout, Lussuria était devenue une très belle jeune femme, avec sa longue chevelure blonde, sa peau pâle et son regard à la fois doux et aguicheur... Cela dit, autant avec les femmes, elle se montrait très sensuelle et n’hésitait jamais dans ses gestes, autant avec les hommes elle avait un petit problème. Du moins, tant que cela restait dans les préliminaires et les caresses coquines, aucun problème. Mais dès lors où son partenaire souhaitait aller plus loin, donc conclure l’acte, elle se bloquait, refusant d’aller plus loin, chose qui frustra bien de ses prétendants... Elle ne comprenait pas pourquoi son corps semblait refuser ce genre de chose, et finit par prévenir dès le début ses amants qu’il était exclu qu’elle aille jusqu’au bout avec eut... Mais cela ne l’empêchait pas de prendre du bon temps aussi souvent que possible, devenant pour ainsi dire obsédée par le sexe, chose qu’elle s’efforçait de cacher à son père adoptif, et ce, malgré les quelques rumeurs qui courraient à son propos...

    Autre vice qui se développa bien plus à cet âge fut cette passion sadique qu’elle avait pour la mort, la mise à mort également, ainsi que la torture. Elle ne faisait jamais rien de ses propres mains, se contentant d’observer, des mises à mort de prisonniers, ainsi que d’autres actes bien plus répréhensibles, toujours amusée de voir ces pauvres gens mourir, ne ressentant jamais la moindre once de compassion ou de remords... Jamais.

    Et un jour, alors qu’elle était en train de peindre, son père reçu la visite d’un ami, qui apparemment, était le successeur de cet artisan confectionnant des masques magnifiques. Son maître en possédait un, si elle se rappelait bien, et la demoiselle devait avouer qu’il était vraiment douée. Enfin, pour en revenir à cette visite, il s’avérait que cet homme, que la jeune femme trouvait par ailleurs assez séduisant, venait leur rendre visite après avoir vu l’un des tableaux de la jeune femme. Apparemment, il appréciait le talent de la jeune femme. Mais pas seulement. En effet, il souhaitait engager quelqu’un pour tenir en ordre sa maison et son atelier, ayant quelques soucis avec le rangement, et souhaitait savoir s’il pouvait engager Lussuria dans ce but. Après tout, étant une noble déchue, elle pouvait sans autre travailler en tant que domestique... Dans un premier temps, le bourgeois commença par refuser, mais suite à la demande de la demoiselle elle même qui, après tout, était assez grande pour décider toute seule, accepta...

    Elle devint donc la domestique de Micaïlo Cortes, fabriquant de masques. Sa domestique, mais pas uniquement. Rapidement, elle fut la seule à savoir comment il travaillait, ce qu’il faisait pour fabriquer ses masques. La seule personne sachant que c’était un Gato, et aussi, la seule femme partageant régulièrement sa couche, si ce n’est tout les soirs, histoire d’être au chaud pour dormir, entre autre, même si bien souvent, dormir avec lui s’avère compliqué...

    Depuis 4 ans à présent, elle lui est fidèle, faisant tout son possible pour tenir la maison et l’atelier en ordre, l’aidant à dissimuler les corps, immortalisant ses oeuvres sur toiles, mais aussi en restant auprès de lui lorsque les nuits se font trop agitées ou difficiles...

    ۞ Famille :
    La famille Serpente, quoi qu’elle ne les fréquente pas, ayant été chassée par son père et préférant garder son statut de domestique.


    ₪ ET VOUS ALORS ? ₪


    ۞ Comment avez vous découvert le forum? Grâce à quelqu’un...
    ۞ Que pensez vous de ce dernier? J’aime ♥
    ۞ Comment définiriez vous votre niveau RP? Je pense m’en sortir plutôt bien, mais ce n’est que mon opinion.
    ۞ Quelle sera votre fréquence de passage? Je pense dans tous les cas pouvoir poster 2-4 fois par semaine, selon si je suis occupée ou non.s

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Lussuria D. Serpente

• Il Pittore Stringe

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MessageSujet: Re: Lussuria Dolore Serpente [Terminé]   Dim 27 Fév - 18:53

Désolée, pour le double-post, mais je préviens juste que j'ai terminé -enfin- ma fiche =3
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: Lussuria Dolore Serpente [Terminé]   Dim 27 Fév - 21:09

Bonsoir à toi, la fiche est acceptée et validée, bienvenue sur Belmonte. =)

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Lussuria D. Serpente

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MessageSujet: Re: Lussuria Dolore Serpente [Terminé]   Dim 27 Fév - 21:13

Bonsoir et merci beaucoup =)

Par contre, j'ai vu que j'étais toujours dans la catégorie des nobles. Mais vu que c'est une domestique, ça va changer ou ce n'est pas nécessaire ?
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: Lussuria Dolore Serpente [Terminé]   Dim 27 Fév - 22:22

C'est changé. ^^

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Lussuria Dolore Serpente [Terminé]

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