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 Baldo Vicentini

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Baldo Vicentini

๑ Il ladro di fuoco ๑

Baldo Vicentini

◊ Messages : 322

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Baldo Vicentini _
MessageSujet: Baldo Vicentini   Baldo Vicentini Icon_minitimeDim 27 Fév - 22:28

    ₪ CARTE D'IDENTITE ₪

    ۞ Nom : Serpente Vicentini
    Vicentini est le nom que ce sont donnés les voleurs auxquels appartient Baldo.
    ۞ Prénom(s) : Leandro Baldo
    ۞ Surnoms : Il ladro di fuoco, Viso bruciato ...
    ۞ Âge : 32 ans
    ۞ Famille : Serpente. Baldo ignorait tout de ses origines, il ne savait rien sur sa famille. Il n'imaginait même pas pouvoir être noble, de toute façon, il n'en voulait pas de cette vie. Sa famille, la vraie, c'est la rue, ses amis, les voleurs. Mais désormais qu’il sait, il est confronter à un choix. Entre ces deux mondes inconciliables.

    ۞ Sangue Nobile : Dominio - Domination

    ▼ INGIUNZIONE :
    L'Injonction permet, en plongeant ses yeux dans ceux d'autrui et prononçant un ordre d'un ou deux mots qui doit être exécuté immédiatement. L'ordre doit être clair et précis : cours, tombe, pars, ris, stop, suis-moi... S'il impose un minimum de réflexion ou est ambigu, la victime ne peut y obéir, et refusera toujours un ordre qui le menace directement. L'ordre peut être glisser astucieusement dans une phrase en plongeant son regard au bon moment, et prononcer le mot-clef de façon claire. On pourra déceler une certaine emphase et cela pourrait être louche pour des connaisseurs ou des gens très rusés.

    ▼ IPNOTISMO :
    L'Hypnotisme permet d'implanter oralement une idée fausse ou une suggestion hypnotique. Le Serpente ne doit pas être distrait durant cette opération (de même que sa victime) car cela requiert une concentration intenses et des phrases précises pour être efficace. Le Serpent peut déclencher la pensée imposée immédiatement ou établir un signal qui la déclenchera ultérieurement. La victime doit être capable de le comprendre et le contact entre les regards doit être maintenu aussi longtemps que nécessaire pour implanter l'idée.

    ▼ SPIRITO DISTRAE :
    L'Esprit Distrait permet de s'aventurer dans les souvenirs de sa victime pour les voler ou les recréer selon sa volonté, toujours par le biais d'un contact visuel. Cependant un souvenir simple ou incomplet s'effondre plus vite qu'un autre plus détaillé, et cette capacité est d'une efficacité parfois aléatoire en fonction de la résistance mentale de la cible. On peut laisser simplement un grand grand blanc dans son esprit mais agir ainsi peut être une source de problèmes par la suite.

    ۞ Statut : Baldo est un voleur à part entière dans Belmonte. Il fait parti d'un groupe très organisé et hiérarchisé d'une vingtaine de voleur. Petit à petit il a pris du grade dans cet univers clos et occupe une place importante dans leur organisation. Mais lorsque les butins sont maigres, lui et ses compagnons vont travailler sur les docks pendant quelques jours ou quelques semaines comme homme à tout faire. Cependant ils ne restent jamais très longtemps. Ils ne sont pas fait pour cette vie là, aimant trop leur indépendance et leur rêve de liberté.
    ۞ Orientation sexuelle : L'homme préfère les femmes, objet de mystères et d'intrigues pour lui. Il aime percer leurs secrets, les conquérir, leur voler des baisers et plus encore. Mais certains hommes lui font le même effet, l'intriguant parfois plus encore que les femmes. Baldo est bisexuel. Pour lui la beauté des corps et le mystère qui les entoure importent plus que le sexe.

    NB: En couleur, l'identité véritable et ignorée de Baldo.


    ₪ ASPECT PHYSIQUE ₪


    ۞ Physique : Baldo a hérité, de ses origines serpente, d’une peau claire que le soleil de Jazerath n’a pas réussi à rendre mate. Néanmoins, il est moins pâle que lorsqu’il était enfant. Grand, mesurant un mètre quatre vint neuf, son corps est taillé comme du marbre. Ses muscles apparents lui confèrent une silhouette marquée et une force physique brute. Mais l’agilité est plus son fort que le combat au corps à corps, Baldo préférant la ruse aux démonstrations de force.
    L’homme a des cheveux bruns qui viennent le chatouiller jusqu’à la nuque, agités sans cesse par des vents malins. Ils sont coupés n’importe comment, sont rebelles, peu disciplinés et forment des épis sur toute la tête du voleur. Mais ce dernier s’en accommode, les laissant retomber sur son visage, dissimuler légèrement la cicatrice qui lui barre la joue gauche. Mais avant que les regards ne se portent sur l’horrible marque de brûlure, ils sont d’abord attirer par les pupilles vertes du belmontien. Ses yeux exercent une singulière attraction sur les personnes qui l’entourent, un charme exotique qui fait oublier ses cicatrices.

    ۞ Allure : Comme il est étrange ce voleur qui court dans les rues sans se soucier de rien, qui toise les gens avec insolence. Les plumes rouges qu’il a glissé dans sa chevelure semblent laissées une traîné de feu derrière son passage, une dernière provocation après son larcin. Baldo court, rit de ses duperies, de ses vols qui l’amusent et le rongent.

    Du haut de son mètre quatre vingt dix, il semble ne jamais se départir de son insolence et de sa répartie terrible. Chevillant poings aux hanches, il dévisage et crache au visage de quiconque lui déplait. Au contraire, il plaisante et protège ses compagnons, ses amis. Ambivalent, le belmontien a un tempérament lunatique, moqueur. Il pavane, fait le fier, ayant conservé une allure noble, ne ratant jamais une occasion de démontrer sa supériorité. Ses yeux d’un vert envoutant, tranchent avec le brun de ses cheveux, sont le reflet de ses sentiments qu’il a bien du mal à dissimuler. Parfois clair, parfois électriques, c’est un miroir qui change de minute en minute, pouvant s’assombrir jusqu’à paraître presque noir. Souvent il a détonné à cause de son apparence, de son allure, son visage pur, ses expressions intransigeantes et changeantes, son menton levé et son exubérante répartie le font passer pour un courtisant, un jeune bourgeois. Il n’est cependant rien, de tout cela et déteste qu’on le prenne pour un noble ou tout ce qui s’y rapproche. Son nez est droit et pointu et ses lèvres aussi claires que sa peau. On les distinguerait à peine si elles n’avaient pas assez de volume pour créer une ombre de contour.

    Baldo garde des souvenirs de son enfance oublié. Il ne peut s’empêcher de garder la tête haute, un port altier maintenant tout son corps dans un écrin de noblesse. Il ne s’en rend pas compte, agit naturellement. On pourrait appeler ça la mémoire du corps, mais il se démarque au milieu des voleurs et des travailleurs des docks.

    ۞ Goûts vestimentaires : Bien que le voleur ait substitué nombres de vêtements élégants, couteux et luxueux à ses victimes, il n’en porte aucun. Il ne se prend pas pour un bellâtre ou un noble, préférant s’habiller avec simplicité et efficacité. L’état de ses finances ne lui permet pas de faire des folies, aussi privilégie il des chemises et des pantalons de simple facture, parfois de seconde main. Osant de rares fois les couleurs dans le choix de ses chemises, il ne porte que des pantalons noirs, bien moins salissants. C’est aussi dans un souci pratique qu’il opte souvent pour des bottes. Il possède néanmoins un port de tête particulier et une finesse dans les mouvements qui le rendent élégant et ce peu importe ses vêtements. Aussi est il capable de troquer sa tenue habituelle pour un trois pièces cravate pour certaines occasions.

    ۞ Signes particuliers : Souvenir de cette nuit où il a tout perdu, y compris son passé, Baldo conserve de sévères cicatrices qui ont été laissées par ses brûlures. La plus visible étant celle qui parcourt sa joue gauche, au niveau de sa tempe. Il n’a jamais rien fait pour la cacher, l’assumant sans complexe. En outre, il conserve des traces de brûlures sur les jambes et les pieds qui le font parfois encore souffrir. De plus récentes cicatrices sont venus complétés les plus anciennes. Il a écopé de nombreuses petites brûlures et coupures lors de l’incendie de l’aile ouest du Palazzo Serpente au niveau du torse et des bras principalement. Le jeune homme l'ignorait jusqu'à découvrir la vérité sur son passé mais il possède le Regard Fascinant propre à la famille des Serpente.
    Baldo a également une tâche de naissance au niveau de sa taille, sur la hanche gauche.
    Son signe distinctif chez les voleurs Vicentini est les plumes rouges qu’il accroche à sa chevelure pour ses plus gros coups, une façon de s’imposer un peu plus de difficulté en mettant cet élément voyant sur sa personne. Cela lui a d'ailleurs valut son surnom de "voleur de feu".


    ₪ INFORMATIONS PSYCHOLOGIQUES ₪


    ۞ Généralités : Le belmontien est un de ces êtres qui avancent dans l’existence avec l’arrogance des grands. Il se moque, se rit des autres, ne se séparant jamais de sa répartie terrible. Fougueux il ne recule pas. Après les fuites de sa jeunesse, il a pris la décision de ne plus jamais s’esquiver, de toujours faire face. Sa fierté est ce qui est le plus important pour lui. Il la défend avec hargne, prêt à laisser sa vie pour elle. Baldo est ainsi maître de ses choix et de son destin. Il fait passer ses intérêts en premier, se méfiant des autres, trop changeant, trop lunatique. Mais lui aussi, il l’est lunatique. Capable de passer du camarade plaisantin au colérique bagarreur. Une seule parole peut le faire tomber dans des abysses de sentiments paradoxaux. Mer calme en apparence, la tempête n’est jamais loin dans le cœur de l’homme, comme l’exprime si bien ses pupilles d’un vert insondable.
    Ses mésaventures de jeunesse ont forgé son caractère. Depuis son retour de Jazerath et de ses voyages, il n’est plus le même. Parti enfant, il est revenu adulte. Il refuse désormais de servir quiconque, s’étant juré de ne plus jamais redevenir l’outil ou l’objet des grands de ce monde. Baldo mène sa vie comme il l’entend. Capricieux, il n’aime pas qu’on essaie de le retenir ou qu’on le mette en garde. C’est justement pour cela qu’il vit, pour ressentir le frisson du danger, l’excitation avant de passer à l’action, l’adrénaline. Le belmontien est un homme de sensation qui ne peut se passer de cette drogue qu’est le vol pour lui. Il en fait son gagne pain, autant par plaisir que pas flegme de trouver un autre travail. Pour accroitre sans cesse la difficulté et pour se mettre un peu plus en danger, il a pris l’habitude de mettre des plumes rouges dans ses cheveux. Il démontre ainsi sa supériorité face aux autres voleurs, suscitant admiration et réflexions sur son attitude arrogante.
    Il est un peu comme Robin des bois. Volant aux riches, aux nobles et aux bourgeois de Belmonte sans vergogne et sans scrupule. Par contre pas question de donner au peuple. Il se garde les butins de ses larcins pour lui. Petit entorse au mythe de Robin des bois. Mais après tout, lui aussi est pauvre. Et il partage déjà une partie de ses butins avec les autres voleurs, leur organisation fonctionnant comme une famille soudée et proche. En fait, oubliez Robin des bois, Baldo n’a vraiment rien à voir avec cet homme en collant vert.
    L’homme n’est pas un séducteur. Blessé par ses histoires de cœur, il préfère rester loin de celles-ci désormais. Il ne voit les femmes qui viennent dans son lit que comme une simple distraction, il en est de même des hommes. Le voleur ne s’engage à aucun moment sentimentalement, et tant que l’histoire ne devient pas sérieuse, la relation peut continuer.

    Au-delà de ça, Baldo est un homme un peu rustre, malgré ses apparences de nobliaux. Il sait parler plusieurs langues et a voyagé dans pas mal de pays, mais son éducation reste très vague. Il n’a jamais pris le temps pour lire un livre où pour se renseigner sur l’histoire, aussi est-il un ignorant en la matière. Lui, tout ce qu’il sait faire, c’est voler. Son corps endurant lui permet aussi de faire plusieurs tâches physiques, mais il n’est pas doué dans le reste. Il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Cela le plonge d’ailleurs dans des accès de colère lorsqu’on le confronte à une tâche qu’il ne sait pas faire. A cause de sa fierté mal placée, il fera tout pour apprendre le plus vite possible à la réaliser. Non pas pour lui-même, mais pour prouver toujours plus sa valeur.
    Après son enfance de vagabondage, il lui suffit de peu pour être bien. Une paillasse, un bol de riz et de la chaleur lui suffisent largement. Son confort est sommaire et le voleur sait se réjouir de moments éphémères où il se sent bien.

    La perte de son passée, de son enfance reste un sujet très sensible pour lui. D’ailleurs il n’en parle jamais, comme il n’évoque pas non plus les années qu’il a passé à Jazerath et dans différents pays. Baldo a bien cherché, lors de son retour à Belmonte à en apprendre plus sur lui, sur ses origines, mais il n’est pas allé au bout. Il craint ce qu’il risquerait de découvrir et a fait le choix de vivre avec cette partie d’ombre, de vide en lui, plutôt que de menacer de tout détruire. Il sait instinctivement que c’est à la suite d’un traumatisme moral qu’il a perdu la mémoire, et se dit que s’il a tout oublié, c’est qu’il avait une bonne raison pour le faire. Encore une fois c’est son choix et il ne laisse personne le remettre en cause.

    ۞ Vices : Baldo est cleptomane, il vole tout ce qui lui tombe sous le main, des objets de valeur comme des babioles. Le jeune homme a allié son gagne pain à ce vice dévorant, vivant de ses larcins. Mais il lui arrive de ne se rendre compte du vol qu'il a commis que peu après, ses gestes guidés par l'instinct et par ce vice qui le ronge. Il est aussi collectionneur, s'attachant sentimentalement à la plus part des objets qu'il dérobe. Mis à part les présents de grande valeur qu'il revend pour gagner de quoi vivre, il garde tout, des pancartes aux boutons, en passant par les portefeuilles, les livres ou encore les stylos. Ce qui a pour effet de faire de son appartement une véritable décharge d'objets en tout genre que Baldo refuse obstinément de jeter ou vendre.
    Il faut également noter que le jeune belmontien ne fait pas que voler des choses matérielles. Il vole aussi les cœurs, les premières fois, les sentiments... tout ce qu'il peut faire sien.

    Dans un autre mesure, il lui arrive également de boire, sans avoir conscience de ses limites. Il a également testé l'opium et d'autres drogues, mais préfère les sensations grisantes qui l'envahissent lors d'un vol particulièrement audacieux.

    ۞ Aime : Baldo aime les larcins de ses vols, tout ces objets auxquels il s'attache instantanément après qu'il les ait dérobés. Il leur réserve une place de choix dans son appartement, les rangeant dans un désordre bien à lui. L'acte même de voler est ce qui lui apporte le plus de jouissance et de plaisir. Il sent l'adrénaline couler en lui, le danger d'être découvert le frôler ... Baldo ne connaît rien d'autre de plus excitant. Il aime également ses compagnons d'infortune, eux aussi voleurs de leur état, ainsi que leur chef, le fondateur des Vicentini. C'est la seule personne à qui il est pleinement loyale et pour qui il consentirait à se sacrifier. Le belmontien adore courir sur les quais ou dans les rues, utilisant son Sang nobile à tort et à travers pour obtenir toutes sortes d'avantages. Il l'utilise sans vergogne, ne connaissant pas l'origine de ses pouvoir, en abusant souvent. L'homme aime l'été, adorant la chaleur qui lui rappelle son séjour à Jazerath. L'hiver, il ressemble à une loque, évitant tout déplacements inutiles, troquant volontiers une grasse matinée contre une journée de travail aux docks.

    ۞ N'aime pas :L'homme nourrit une haine et un dégoût pour les nobles et bourgeois. Ce sentiment lui vient d'une partie de sa vie dont il ne se rappelle plus, mais les actions de cette caste sociale n'ont fait que renforcer ce pré sentie. Il les considère comme des usurpateurs, des manipulateurs à la belle vie. Sa vision, très caricaturale, est tranchée, nette et définitive. Il ne se laisse pas amadouer par leur simagrée ou leur flatterie. Le belmontien ne tient également pas dans son cœur les policiers, chargés de faire respecter la loi. Il s'est fait arrêté à plusieurs reprises et garde un mauvais souvenir de leur interrogatoire et de leur cellule. Son séjour dans la prison d'Il Muro lui a laissé également un souvenir indélébile, mais il en est sortit plus fort.
    Baldo conserve également depuis son enfance une peur du feu, des flammes et de tout ce qui s'y raccroche. Il n'a aucun contrôle sur cette peur qui parvient à le tétaniser sur place. C'était complètement irrationnel, il ne se l'explique pas, mais c'est ainsi. Le grand brun évite donc de se retrouver proche de foyer de feu. Cette phobie étant bien ironique par rapport au surnom que lui ont donné les voleurs Vicentini de voleur de feu.

    ۞ Sociabilité : La période durant laquelle Baldo a été muet l'a particulièrement marqué, comme s'il ne supportait désormais plus le silence. Alors il parle, de tout, de rien, pouvant tenir une conversation à lui tout seul. Il attire les gens à lui, plaisante facilement avec des personnes, trop facilement. D'autant plus qu'une fois lier à quelqu'un, il donne immédiatement l'impression d'être une sorte de meilleur ami, de confident. Mais cette impression est le fruit uniquement de son comportement, et non pas de ses véritables sentiments. En réalité, Baldo éprouve beaucoup de difficulté à faire confiance à quelqu'un et à la considérer comme un ami. Son attitude en exaspère beaucoup, en amuse certains. Il ne laisse pas indifférent. Mais l'homme peut aussi se montrer particulièrement sérieux, voir grave. N'aimant pas la solitude outre mesure, il a l'habitude de passer ses journées avec ses complices lascars.
    Seules personnes avec qui Baldo refuse obstinément de se lier, à qui il voue une colère grondante, les nobles et les bourgeois. Il ne fait que les dépouiller, les flattant et les côtoyant uniquement pour ravir leur richesse. Il abuse de leur confiance sans vergogne, pouvant se montrer cruel avec eux.


    ₪ HISTORIQUE ₪


    ۞ Passé : Voir post suivant.

    ۞ Famille :

    • │Armando SERPENTE│ padre
      Haut représentant des Serpente. Courtisant des Leone. Décédé.
      Un homme fort, rongé par sa cupidité et sa soif de pouvoir. Il a été emporté dans le massacre des Serpente sans qu'il ne suspecte une seconde la félonie des Leone.

    • │Eleonora SERPENTE│ madre
      Femme élégante et aimante. Décédé.
      Attachée à sa famille, elle subvenait aux besoins de ses enfants. Mais elle était encore plus attachée à ses bijoux et vêtements, démonstration de luxe et de richesse.

    • │Francesco SERPENTE│ grande fratello
      Grand frère admiré et adoré.
      Véritable seconde mère pour les deux derniers de la fratrie, il suscitait l'admiration de Leandro qui le suivait partout, essayant de l'imiter en toute circonstance.

    • │Lina SERPENTE│ sorellina
      Petite fille innocente. Décédé.
      Seule fille de la fratrie, elle était protégée et choyée par ses deux aînés, même si Leandro se montrait parfois particulièrement malicieux avec elle, s'attirant les réprimandes de Francesco.

    • │Raffaela SERPENTE│ cugino
      Rousse pleurnicharde.
      Véritable sœur adoptive pour Leandro, le garçon s'amusait particulièrement à taquiner sa cousine à la larme facile. Mais il veillait également à la protéger lorsque cela était nécessaire, ne ratant jamais une occasion pour l'impressionner elle et Lina.

      Mais sa véritable famille est ailleurs. Elle est dans les rues de Belmonte. Elle se compose de voleurs, de laissés pour compte, bien loin de la noblesse de la ville.


    ₪ ET VOUS ALORS ? ₪


    ۞ Comment avez vous découvert le forum? Via le partenariat avec Angels House et je me suis finalement inscrit avec l'aide de quelques arguments irréfutables.
    ۞ Que pensez vous de ce dernier? Beau graphisme, un contexte intéressant. Complet. J'ai pourtant hésité avant de m'inscrire, car j'avais peur d'être vite perdue dans cet univers si riche.
    ۞ Comment définiriez vous votre niveau RP? Assez bon. Du moins je n'ai pas eu de plainte de la part des joueurs avec qui je RP.
    ۞ Quelle sera votre fréquence de passage?Quotidienne, sauf absence exceptionnelle. Mais pour les réponses, je peux être plus lente. Il me faut habituellement un à deux jours. Voir une semaine si je suis dans une période plus chargée.


Dernière édition par Baldo Vicentini le Dim 14 Aoû - 21:49, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Baldo Vicentini   Baldo Vicentini Icon_minitimeLun 28 Fév - 18:05

Baldo Vicentini 103d3y1
HISTOIRE


    Preambolo

Vers le vide, l’oublie, il se précipite, ce garçon. Sous un ciel rouge de flamme, il court, à en perdre haleine. Surtout ne pas regarder en arrière, ne pas regarder ce funeste bûcher qui s’élève dans le ciel de la cité. Il n’a pas le temps. Il doit courir. Des cris résonnent dans son esprit, des voix qu’il ne reconnait pas, qu’il a oublié. Mais il court, sans s’arrêter. Porter par un éclair de volonté, par une injonction qui le dépasse. Les sons d’acier, des pleurs, des hurlements, des cris frappent les murs, rebondissent, frappent dans sa tête. Il est traqué, comme une bête. Alors il se cache, se glisse dans l’ombre. L’enfant prostré se saisit les genoux avec ses mains tremblantes, les griffent. Il a si mal. La peur lui broie le ventre. Il ferme les yeux, si fort, pour tout effacer. Cette nuit, ces flammes, tous ces morts. Cette odeur de chair brûlée qui lui donne envie de vomir. Tout.

Enfant perdu. Enfant souillé. Un pan de son visage est sévèrement brûlé, comme d’autres parcelles de son corps. Mais les dégâts les plus graves ne sont pas là.
Quelque chose s’est brisée dans son être, dans son âme.

S’enfonçant dans l’ombre de la nuit, il cherche à ne faire qu’une avec elle, à se lover entre ses bras invisibles. Il garde les yeux fermés, rejetant les cauchemars et la réalité loin de lui. Trop loin. Il oublie tout. Finit par s’oublier lui même. Le garçon s’évanouit sous le contre coups de la douleur et de l’émotion. Il perd conscience. Il se perd.

On le touche. On le fouille. Une main effleure la brûlure sur son avant bras. Il crie. La douleur le réveille brusquement, faisant disparaitre les dernières chimères de son sommeil. Deux garçons sont là, devant lui. Ils le dépouillent sans vergogne, lui ayant déjà fait les poches et s’attaquant à ses vêtements. L’aube envahit juste le ciel où s’élève encore un panache de fumée. L’enfant crie, pleure, griffe pour que tout ça s’arrête, pour qu’on le lâche. Mais sa résistance ne pèse rien face à la force des deux adolescents, grisé par le paletot vert, brodé d’or qu’il porte. Ils laissent leur victime en sous vêtement, pantin décharné et maigrichon, ses chairs brulées mordues par le froid. L’enfant se recroqueville sur lui, pleure en hoquetant misérablement.
La veille il avait une famille, un toit, une vie.
Désormais il n’a rien.

Dans une rue étroite, deux garçons sont retrouvés morts, exécutés par les Leone pour avoir porter sur eux les armoiries serpente.

L’enfant reste à terre, se nichant dans le coin d’une petite rue. Il a froid, tremble alors que ses chairs calcinées le brûlent encore. Il veut disparaitre. Mourir, simplement. Plus personne ne l’attend, il n’a aucune raison de continuer à souffrir, à se battre. Mais on ne lui laisse pas le choix. A moitié inconscient, il se sent attraper, porter dans les bras d’un homme. On l’emmène quelque part, loin des ruines fumantes du palais des Serpente.


    Capitolo Uno : amnesia e perdita di

Tic Tac. Tic Tac.
Une chambre petite et austère. Une grande horloge égrenant les secondes. Interminables. L’enfant restait silencieux face aux figures féminines qui se tenaient à son chevet. On avait pansé ses brûlures, on l’avait lavé et habillé d’une chemise de coton. L’enfant n’avait plus mal, plus froid. On lui demandait son nom. Il ne répondait pas. Il ne pouvait plus parler. Ne se rappelait même plus de son nom. Ou de son âge. Il avait l’impression de naître, vierge de tous souvenirs, de toute vie. On crut qu’il était muet et qu’on l’avait abandonné. On ne se posa pas plus de questions.
Bientôt, l’enfant parcourait les pièces de l’immense demeure bourgeoise où on l’avait recueillit, un grand pansement barrant sa joue gauche. Il revivait, se remettant doucement de ses blessures, aidant les domestiques dans leurs diverses tâches dès qu’on lui demandait son aide. On lui avait donné un prénom, Baldo, auquel il s’était accoutumé rapidement. Cette vie de domestique semblait le satisfaire, malgré quelques comportements étranges de sa part, réminiscence d’une autre vie. Mais on le rappelait vite à l’ordre lorsqu’il outrepassait ses droits et l’enfant, bientôt, trouva sa place dans la demeure.

Deux semaines après son arrivée, le maître, comme il se faisait nommer par ses domestiques, le fit appeler à ses côtés. Baldo n’avait fait que l’apercevoir brièvement. Il découvrit un homme d’une quarantaine d’année, bien bâti et à la barbe taillée avec soin alors qu’il pénétrait dans le grand salon. Ses vêtements et son attitude respiraient l’opulence et l’arrogance des bourgeois se prenant pour des nobles. A ses côtés, sa jeune épouse, faisait mine de lire un livre. Le garçon s’approcha de celui qui l’avait arraché à la rue, avec une assurance inattendue. Ne distinguant pas la lueur maligne dans le regard gris de ce sauveur inopiné.
« Te voila de nouveau sur pied mon garçon. Tu as plus fière allure que lorsque je suis tombé sur toi l’autre jour. Mes domestiques m’ont dit que tu es muet, ce que je vois comme une qualité après les quelques années passées aux côtés de ma charmante femme. »
Le maître rigola seul, son épouse, Sancia, lui jetant un regard qui en disait long sur ce qu’elle pensait. Baldo resta tendu, ne desserrant pas la mâchoire d’un pouce.
« Approche-toi un peu plus, que je puisse voir le garçon que j’ai secouru. »
L’enfant s’exécuta après une seconde d’hésitation. Il s’approcha du gros canapé où le bourgeois avait pris place, frémissant lorsque ce dernier posa sa main sur son épaule.
« Tu dois l’avoir compris, mais je t’accepte sous mon toit. En échange, je souhaite te prendre à mon service personnel. »
Baldo sentit peser sur lui le regard affuté de Sancia et l’observa cacher ses lèvres derrières les pages de son livre. Il ne comprenait pas ce qui se passait, ce que pouvait faire un enfant au service d’un bourgeois, mais la main du maître sur son pansement à la joue le fit sursauter.
« Hum c’est vraiment dommage pour ton visage, cette brûlure. »
L’enfant se recula, repoussant la main de l’homme. La douleur s’était réveillée sous la caresse indélicate. Il se crispa en voyant la frustration et l’incompréhension naître dans le regard du belmontien, se recula un peu plus.
« Emilio, n’aurais tu pas un rendez vous avec le maître naval ? »
Sancia, d’une voix en apparence légère, coupa son époux dans son élan de colère. Elle ajusta ses paroles d’un nouveau regard perçant qui fit reculer la terrible fureur du maître des lieux.
« Tu as raison, j’y vais. »
La grande silhouette se leva du canapé et sortit du salon, suivi de son domestique personnel qui n’avait rien loupé de la scène. Baldo resta debout, crispé et ignorant. La main de la jeune Sancia l’attira à elle. A genoux devant le garçon, elle lui souriait avec compassion, remettant ses cheveux et sa chemise en ordre.
« Tu ne dois plus faire ça. Mon époux est un homme impulsif, il n’aime pas qu’on lui refuse ce qu’il veut. Contente-toi de lui obéir, et ta vie ici se passera bien. Tu n’as pas de famille après tout, nous avons vérifié auprès des autorités et personne n’a tenté de te retrouver. Dis-toi que tu as de la chance que l’on t’ait trouvé et que mon mari ait voulu te recueillir. Mais rien n’est gratuit, Baldo. Souviens-toi de ça. »
Elle le laissa ainsi, perdu et confus. Dans les jours suivants, les murmures s’arrêtaient lorsqu’il pénétrait dans la pièce. On le nommait « carino », le mignon du maître. Mais ce dernier se contenta de lui demander des tâches comme écrire des lettres pour lui, aller porter des messages à son épouse ou à ses collaborateurs. Baldo restait muet, perdu dans cet univers qu’il ne connaissait pas. Il se remettait doucement de ses blessures et les semaines passèrent au rythme des passages de la jeune tête brune dans les pièces de la demeure. Jusqu’à ce jour…

Emilio Savelli, ivre du banquet qu’il venait de donner, fit appeler son jeune secrétaire particulier à ses côtés. Il l’avait à peine effleuré depuis son arrivée et sa patience arrivait à ses limites. Baldo, tendu jusqu’à rendre chaque parcelle de son corps douloureuse, s’avança dans le grand salon déserté de tous domestiques et fit face au bourgeois, évitant de croiser son regard. Celui-ci, leva sa coupe.
« Te voila Baldo. Sers-moi. »
Le jeune belmontien se dirigea vers la carafe de vin. Il avait le ventre retourné, la peau moite. Sancia avait fait plusieurs fois des allusions concernant le rôle de carino, assez explicites pour que l’enfant ait compris de quoi il s’agissait. En versant le vin, il fit tout ce qu’il put pour garder ses distances. Emilio vida son verre d’un trait, son regard ne le quittant pas une seule seconde.
« Ton visage a beau avoir été rongé par les flammes, les grands Leone m’en sont témoins, tu n’en restes pas moins beau. »
Il tendit la main vers le garçon et l’attira vers lui. Baldo essaya de s’échapper, mais l’homme ne remarqua rien dans son impatience. Le bourgeois lui remonta sa chemise et fit courir ses doigts sur son dos. Si le garçon n’avait pas été aussi tendu, ce contact aurait put le chatouiller. Mais cela ne fit que le martyriser d’avantage, renforçant sa peur et ses craintes. Emilio commença à lui pelotonner les cuisses puis les fesses alors que les efforts pour s’échapper de Baldo se faisaient plus accrus.
« Arrête donc de gigoter autant et aide moi à me déshabiller. »
L’homme grommela, attirant un peu plus le garçon vers lui. Le jeune belmontien essayait d’imaginer une parade pour s’en sortir, en vain. Mais alors que les mains de son bourreau remontaient doucement le long de ses jambes, il sentit en lui une peur intense le parcourir, en même temps qu’une flèche de haine et de colère. Quelque chose se dénoua dans son ventre, faisant glisser en lui une sensation de … puissance.
« A-Arrêtez ! Ne me touchez pas ! »
La voix s’était élevée, enrouée mais forte. Une voix jusqu’alors jamais entendu dans la maison. Celle de Baldo. Le garçon, ses pupilles figés dans le regard fou d’Emilio, ne comprenait pas ce qu’il se passait. Les mains avides s’étaient soudainement arrêtées, délaissant sa peau. Il saisit néanmoins sa chance, se reculant vivement et remontant son pantalon. Le bourgeois, le visage rouge de colère se leva de son canapé, s’avançant vers lui menaçant.
« Qu’as-tu fais espèce d… »
« Stop ! Taisez-vous ! »
Baldo cria, couvrant la voix grondante. Le même éclat de peur et de haine dans son cœur. Et Emilio obéit à l’injonction, incapable de se soustraire à l’ordre. Sans réfléchir, le garçon s’empara du portefeuille du bourgeois, posé sur la table basse et fila par la cuisine. Il pris la fuite à toute jambe, ses pas l’emportant loin de la demeure des Savelli.

Vers le vide, il se précipite, ce garçon. Sous un ciel rempli d’étoile, il court, à en perdre haleine. Surtout ne pas regarder en arrière, ne pas regarder cette maison et ces personnes qu’il fuit. Il n’a pas le temps. Il doit courir. Il serre seulement le portefeuille contre son cœur. Son premier larcin.
Enfant perdu. Enfant souillé. Enfant de nouveau en fuite.
Mais quelque chose s’est réveillé dans son être, dans son âme. Une chose au goût de pouvoir et de magie.
Le sang nobile.


    Capitolo Secondo : illusione e inganni

Baldo, debout à la proue du bateau observait la mer et Belmonte disparaître peu à peu. Il lui avait fallut partir, Emilio Savelli le faisait rechercher dans toute la ville pour vol et brutalité sur sa personne. Alors l’enfant avait pris la première embarcation venue, payant le voyage avec l’argent qu’il avait dérobé au bourgeois. Sa destination n’avait pas d’importance, tant qu’il s’éloignait de cette ville et de ses cauchemars.
Il disait adieu à cette vie oubliée qu’il refusait de chercher. Le passé est souvent trop douloureux et trop cruel pour qu’on le regarde en face. S’il l’avait oublié, il devait y avoir une raison. L’enfant ne voulait pas replonger dans ses blessures de l’âme, préférant vivre ainsi, comme une plante déracinée.

Il finit par arriver à Jazerath au hasard de ses voyages. On lui donnait quatorze ou quinze ans, bien qu’il soit plus jeune en réalité. Lui-même ignorait son âge exact. Mais tout était différent ici de Belmonte. Les couleurs, les personnes, les bruits. Baldo avait l’impression d’être comme dans un rêve… avant que son estomac ne le rappelle à l’ordre. Alors il fit la seule chose qu’il était capable de faire. Il vola, utilisant et abusant de son Sang nobile pour survivre dans cette ville où il ne connaissait personne. L’enfant dormait où il pouvait, squattant des logements vides ou des bâtiments désaffectés, se débrouillant seul. Il grandit ainsi, vivant au jour le jour sans savoir ce qui le nourrirait le lendemain. Son corps se forgea peu à peu, s’habituant à la chaleur étouffante de Jazerath et aux jours de diète que lui imposait son régime précaire. Petit à petit, il se faisait des connaissances, des relations. Comme un animal sauvage, il se laissait peu amadouer, trop craintif. Le souvenir de Emilio Savelli restait gravé dans sa mémoire et lui intimait de se méfier des gens.
Pourtant Baldo finit par s’ouvrir, découvrant l’amour. Le vrai, celui qui vous jette au bord d’un précipice, qui vous donne l’impression de mourir de joie à chaque fois que le regard de l’être aimé se pose sur vous. Il avait dix neuf ans. Il était devenu un bel homme malgré la cicatrice sur sa joue, s’amusait à voler les premiers baisers de jeunes filles amourachées. Mais avec elle tout était différent. Nour. Elle avait une beauté exotique, presque sauvage. Elle venait d’une famille noble, était promise à un autre, mais un seul regard échangé dans la rue, en plein milieu du marché la laissa éprise de Baldo. C’était un coup de foudre, violent et irrépressible.

Les deux amoureux se retrouvaient dans la chambre de la jeune fille. Baldo s’était introduit par effraction, escaladant la façade de la demeure pour rejoindre celle pour qui il était capable de tout. Les deux jeunes gens se connaissaient depuis quelques mois, avaient passé de longues nuits ensemble à discuter et à plaisanter. Ils avaient appris à se connaître, ne brusquant pas les choses, laissant à leur amour le temps de s’épanouir. Mais ce soir là, leurs baisers se firent plus langoureux, plus pressants. Baldo jeta au sol sa chemise, faisant de même avec la robe de Nour. Leurs peaux, l’une claire et l’autre mate, s’enlaçaient, se mélangeaient dans une danse sensuelle. Le belmontien couvrait sa princesse du désert de baisers papillons, ses mains partant à la découverte de leur corps.
« Baldo… il ne faut … p-pas… »
La résistance était bien maigre dans la voix et dans les actes de Nour, celle-ci découvrant également le corps de son partenaire avec envie et passion. Mais le jeune homme se stoppa quelques secondes dans ses caresses, allant passer sa main sur le visage de celle qu’il désirait plus que tout. Il la regarda dans les yeux, figeant ses pupilles vertes dans le regard gris de la Jazerathie.
« Laisse-moi faire. Ne parle plus. Ne bouge plus. »
Il l’embrassa, sentant sous ses doigts toutes résistances disparaitre. Tout à sa passion, Baldo ne remarqua pas la lueur de peur et d’incompréhension dans les yeux de Nour. Il ne remarqua pas l’utilisation de son Sang nobile, l’ayant trop abusé. Elle ne pouvait plus bouger, plus parler. Alors le voleur lui déroba une chose si précieuse et si rare qu’il ne pouvait lui rendre. Il lui vola sa première fois, sa virginité.
Nour l’accusa de viol, une fois que les effets du Sang nobile disparurent. Elle appela à l’aide dans la grande demeure, laissant Baldo ahuri, perdu. Il dut fuir, encore.

Mais on le retrouva. Cette fois ci, il ne parvint pas à s’échapper. Il ne voulut pas s’échapper, blessé bien plus profondément qu’il ne voulait se l’avouer.

Le père de la jeune fille outragée l’avait fait chercher dans toute la ville, demandant l’appui d’un Vizir. Il voulait laver l’honneur de sa fille dans le sang, celle-ci déjà promise à un autre. Mais le représentant du Calife, Shakir, dessinait d’autre projet pour ce jeune homme aux pouvoirs mystérieux. Lorsque Baldo fut arrêté, il fut emmené au palais du vizir, devant faire face au père de celle qu’il avait déshonoré et au maître des lieux.
« Voila notre fuyard. Lâchez-le et laissez nous. »
Les gardes s’exécutèrent, le laissant seul dans cette immense salle décorée avec somptuosité.
« Mon ami ici présent m’a raconté ta fâcheuse aventure avec la belle Nour. Tu comprendras que cela ne peut rester sans conséquence. Tu souhaites peut être te défendre ? »
Baldo faisait pâle figure, amincie et épuisé. Il n’avait rien à dire, il se dégoutait lui-même pour ce qu’il avait fait à celle qu’il aimait. Il était impardonnable. Qu’on le tue et qu’on en finisse.
« Non. »
« Très bien. Alors voici ma sentence te concernant. »
Shakir laissa traîner un temps de silence, un sourire apparaissant sur ses lèvres.
« Pour laver cette souillure, tu seras mariée à Nour. Ainsi il n’y aura plus de déshonneur sur sa famille. »
Des voix de protestations, venant aussi bien de Baldo que du père de la nouvelle fiancée s’élevèrent. Elles furent stoppées par la main levée du Vizir.
« Suffit. Ce que j’ai dit sera fait. En outre, pour payer ta dette envers la famille de ta fiancée et envers moi, tu devras travailler à plein temps à mon service. Tu as quelques prédispositions qui m’intéressent grandement. »
Alors c’était ainsi. Il allait devenir l’instrument d’un homme avide de pouvoir. Mais Baldo finit par accepter, maître de son choix. Tant que cela lui permettait de rester avec celle qu’il aimait, il était prêt à accepter toutes les conditions. Il espérait qu’avec le temps les choses s’améliorent.
Mais c’était trop en demander.

Quatre ans plus tard. Baldo était marié. Ses journées se ressemblaient toutes. Il dormait dans une chambre individuelle, isolée de celle de son épouse qui refusait de le regarder en face ou qu’il la touche. Leurs discussions se résumaient à des mono discours du côté de Baldo, agrémenté par quelques mots de la part de Nour. Elle le craignait, bien plus qu’elle ne l’aimait. Ses sentiments avaient disparus cette fameuse nuit. Mais le jeune époux ne perdait pas patience, usant de son charme et de cadeaux pour essayer de la reconquérir. Il gagnait bien sa vie, Shakir lui donnant du travail à plein temps. Il était une sorte de conseiller. Mais son rôle se cantonnait à persuader les collaborateurs du Vizir d’accepter les termes imposés du contrat. Shakir, ayant connaissance des pouvoirs de Baldo, en usait et abusait pour son profit, l’utilisant sans vergogne pour convaincre quiconque lui résistait. Le belmontien était la carte maîtresse de son jeu et en quelques années il avait pris bien plus d’importance et pouvoir dans l’entourage du Calife. Il en était sur, un jour avec son aide, il deviendrait lui-même Calife.
Mais tout ne devait pas se passer selon ses plans. Si Baldo se soumettait à ce traitement, qui ne faisait que renforcer sa cleptomanie, ce n’était que pour les beaux yeux de son épouse qu’il espérait encore reconquérir. Alors, le jour où il la trouva en compagnie d’un autre homme, riant et faisant l’amour dans ce qui aurait du être leur lit conjugal, il n’y tint plus. La jalousie s’empara de lui, la colère, la haine, ainsi qu’une profonde blessure qu’il se borna à ignorer. Il fit irruption dans la chambre, voulut tuer l’amant, livrer son corps aux charpies. Mais Nour s’interposa, les larmes coulant sur ses joues alors qu’elle protégeait son compagnon. Elle le supplia de le laisser, elle lui dit qu’il lui avait tout pris, qu’il ne pouvait pas lui prendre la seule chose de bien dans sa vie. Flèches parfaitement ajustées qui allèrent se figer dans son cœur. Baldo dans un dernier sursaut essaya d’utiliser le Sang nobile pour ordonner sa mort à l’amant, mais il découvrit là une limite de son pouvoir.

Incapable d’en supporter plus, il partit. Sans jamais se retourner. Il partit loin de Jazerath, de Nour et de Shakir. Il voyagea dans plusieurs pays au hasard de ses traversées et de ses rencontres. Avant de reprendre un bateau en direction de Belmonte, le seul lieu qu’il connaissait en définitive.
On retourne toujours de là où l’on vient.

    Capitolo Tre: rinascita e nuova vita

L’homme posa les pieds sur les quais du port avec une émotion particulière. Cela faisait près de quinze ans qu’il n’était pas revenu dans la Sérénissime. Malgré le temps qui s’était écoulé, les choses n’avaient pas tellement changé. Alors que lui était devenu adulte et indépendant, Belmonte était restée prisonnière de son écrin, gouvernée encore par les mêmes lois immuables.
Baldo, avec l’argent qu’il avait d’avance de ses précédents vols, parvint à s’installer dans un petit appartement, dans les quartiers les plus pauvres. C’était la première fois qu’il s’installait ainsi dans un endroit, qu’il avait un chez lui. Il se fondit sans mal dans la société belmontienne, retrouvant les vieux automatismes de son enfance. Revenir dans cette ville réveillait des souvenirs de la période où il avait servit chez les Savelli, aussi Baldo se jura t’il à ce moment là de ne plus jamais redevenir le larbin ou l’outil de quiconque. Pour confirmer son engagement, il alla rendre une visite surprise au vieux Emilio, lui dérobant ses plus précieux bijoux et une somme d’argent non négligeable. Un vol au goût de vengeance qui lui donne l’occasion de se réconcilier avec ce passé trouble. Encore une fois, il utilisa son Sang nobile sans restriction. Il devenait de plus en plus accro aux vols et aux sensations qu’ils lui procuraient.
L’homme, dans les premiers mois suivant son installation, se montra excessif, détroussant les belmontiens de leur bien sans retenu et sans tempérance. Aussi se fit-il arrêter assez rapidement, emmener au poste de police et emprisonner durant quelques mois. Mais dès qu’il sortit, il recommença ses larcins, en retenant pour autant la leçon. Il se faisait plus discret, préparant à l’avance ses coups.

Courir, sauter… Baldo fendait la foule de Belmonte, un sac à main sous le bras. Il riait alors qu’il entendait derrière lui les pas lourds d’hommes et de femmes le poursuivre. Ils n’avaient aucune chance et le voleur se moquait d’eux. Ils étaient bien trop lents et bien trop lourds pour avoir une seule chance de le rattraper. L’arrogant, ayant un temps d’avance, se dissimula sous un pont, ses pieds frôlant l’eau. Il se retenait de rire alors qu’il entendait au dessus de sa tête ses poursuivants se faire duper et tomber dans son piège. Alors qu’il remontait, fier comme un paon avec son larcin sous le bras, il ne vit pas les silhouettes qui s’approchaient dans son dos.
« C’est lui… »
Un simple murmure. Baldo se retourna. Trop tard. On le frappait à la tête, au niveau de la nuque. Tout devint flou autour du jeune homme, il tomba dans un bruit mat au sol. Il eut juste le temps d’apercevoir une femme et deux hommes en face de lui, avant qu’il ne perde connaissance.

Il se réveilla dans un endroit qu’il ne connaissait pas. Des bruits lui parvenaient, des bribes de conversation qui restaient flous alors qu’il se démenait avec son mal de crâne.
« Vous y êtes pas allé un peu fort ? »
« C’est lui qui a commencé ! On pouvait pas le laisser faire ! »
« Et puis on l’a pas tué ! Regardez il se réveille. »
Baldo ouvrit les yeux et redressa le visage. Il était dans une sorte de hangar désert, entouré d’une bande hétérogène d’à peu près une dizaine d’individus. Il avait beau essayer de comprendre sa situation, il ne parvenait pas à trouver un début d’explications.
« M-mais…qu’est que je fais là ? »
Il se frotta l’arrière de la tête, au niveau de la nuque, là ou on l’avait frappé. Il réalisa qu’on l’avait dépouillé de tous les objets qu’il avait sur lui et vit rouge en un instant.
« Hé ! Ou est… »
« Ta gueule. Sinon je te coupe un doigt. »
Une jeune femme d’une vingtaine d’année le menaçait avec son couteau, l’air déterminé. Baldo déglutit, réalisant le sérieux de sa situation. Il la fixa du retard, fronçant les sourcils avec l’air grave.
« Lâche ça. »
Murmure. La lame tomba su sol dans un bruit métallique. Le voleur s’en empara et renversa la situation, la tenant au niveau du cou de la jeune présomptueuse. Un rire résonna alors derrière le groupe et une silhouette s’avança.
« Du calme. Nous ne sommes là que pour te faire passer un message, mon garçon. Si nous t’avons fais venir ici, c’était pour te signaler que tu te trouvais sur notre territoire. Nous sommes les voleurs Vicentini. Tu comprendras que nous n’acceptons pas que d’autres viennent nous voler notre gagne pain. »
Un sourire, l’homme d’une quarantaine d’année s’avança et lui fit signe de baisser son arme. Baldo hésita, puis obéit. Il y avait quelque chose chez cet individu qui le mettait en confiance.
« Et qu’est ce qui m’arriveras si je vole tout de même dans ces quartiers de Belmonte ? »
« Nous ferons en sorte que tu ne sois plus capable de recommencer. »
La menace était sérieuse. Et le voleur avait beau faire le fier et être arrogant, il mesurait qu’il ne faisait pas le poids contre autant d’individus. Il avait pourtant du mal à reconnaître une défaite et à renoncer aussi facilement à autant de territoire. Il pouvait toujours utiliser son pouvoir sur ces types, mais il n’avait aucune certitude qu’ils ne soient pas plus nombreux.
« Ok. J’ai compris. »
Il fit mine de partir, baissant les bras sur ce coup là. Restant vigilant, il se déplaça vers la sortie du hangar sous les regards attentifs des autres voleurs. C’était un groupe bien intriguant en définitive, qui l’avait piégé avec une facilité déconcertante. Il lui faudrait se renseigner sur leur compte s’il voulait…
« A moins que tu ne te joignes à nous… »
Baldo s’arrêta. Il hésita une seconde avant de faire son choix. Il se retourna, observant le chef des Vicentini lui sourire l’air de rien.
« OK. »

    Conclusione

Depuis, Baldo est un voleur des Vicentini. Il du faire ses preuves dans ce groupe organisé et hiérarchisé, se faisant peu à peu respecté. Il trouva parmi ses membres des amis, une famille, ce qu’il n’avait jamais eu jusqu’alors. Lui, si habitué à se débrouiller seul, appris à vivre à plusieurs, à s’entendre avec d’autres personnes. Malgré ses pouvoirs et son silence sur sa jeunesse, ses compagnons l’ont accepté tels quels, lui faisant confiance désormais.
Naviguant entre vols et petits boulots sur les docks, Baldo vit précairement, mais il a trouvé une certaine stabilité avec les Vicentini. Belmonte est leur terrain de jeu, leur gagne pain. Tous se moquent bien de la noblesse et des autorités, ils profitent simplement de la vie.

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Ludovico III Leone

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Baldo Vicentini _
MessageSujet: Re: Baldo Vicentini   Baldo Vicentini Icon_minitimeLun 28 Fév - 20:01

Une très très bonne fiche avec un perosnnage très attachant, mais je n'en attendais pas moins de ta part, tes personnages sont toujours très fouillés. C'est donc avec un très grand plaisir que je t'accueille sur mon forum, validant ta fiche et te souhaitant de bien t'amuser en notre compagnie.

Merci encore d'être venue! What a Face

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MessageSujet: Re: Baldo Vicentini   Baldo Vicentini Icon_minitime

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Baldo Vicentini

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