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 A Ludovico, mon cher frère

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Alvise D. Leone

≈ Afono Creativo di Suono ≈

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MessageSujet: A Ludovico, mon cher frère   Jeu 24 Mar - 18:07

[Cette lettre a été déposée sur le bureau de Ludovico avant son retour au palais. Désolée de mon "retard", faute de temps. ]



    Il s'en va le temps des espérances,
    Seul je me demande quand arrivera l'échéance
    de mon supplice.

    De tous mes vices,
    Plus que la solitude,
    Mon despote est l’inquiétude.

    Et mes larmes corrompues cherchent réconfort,
    Dans chaque souvenir autre que la Mort.



    Très cher frère,

    Me revoilà délaissé à ma fenêtre, j'ai tellement peur que mal te soit arrivé. Tellement peur que tu m'aies réellement délaissé. J'ai cherché les mots, aussi ironique que cela puisse paraître, par rapport à ta dernière lettre. Que ces actes soient tiens ou Siens, je m'en importe peu ; seule ta santé me préoccupe.
    J'espère chaque jour ton retour, chaque jour je me torture de pensées importunes, et je me demande si tu m'aimes encore. Je me sens seul, si seul, dans ce palais étrange ou personne ne m'aime. Personne d'autre que toi. Tu m'as dis que tu reviendrais, mais le temps me paraît si long ! J'espère avoir le courage de te déposer cette lettre ; avoir le courage de ne pas la reprendre pendant ton absence. Que tu puisses lire ces mots emportés par mes sentiments. Comme ma musique.

    Par pitié Ludovico, reviens-moi. Parle-moi.

    Je n'ai que faire des dires de Marco, de ton rang ; tu as toujours été à la tête de la famille et cela n'a en rien changé mes sentiments fraternels à ton égard. Tu es mon frère, et je suis le seul frère à te comprendre.
    Nous ne sommes que deux : les autres ne comptent pas. Les Leone n'existent pas pour nous, génies mis à l'écart.

    Tu me manques cher frère.
    Si mes mots ne peuvent te toucher, j'espère que, où que tu sois, tu peux sentir mon soutien, peu importe tes épreuves.


Ton aîné inquiet et esseulé,
Alvise.
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Ven 25 Mar - 10:33

    [Lettre déposée sous la porte de la chambre d'Alvise, après le Bal des Serpente. ce n'est rien pour le retard, voyons! =)]

    Les Trésors sont toujours cachés
    Comme si nous savions éternellement
    Ce que ce monde va faire.

    Et nous nous tournons vers le Soleil
    Sans jamais voir la Lumière
    Car nous ne cherchons que la lumière de la bougie
    Et pas celle, Grande, Belle, du Soleil lui-même.

    Alvise,
    Avons-nous trouvé qu'il est plus tard
    Que nous l'ayons pensé?
    Avons-nous trouvé là où dorment
    Tout ceux qui s'aiment
    La Vérité du Soleil
    La seule qui soit grande et irréfutable?
    Veux-tu un Trésor caché?

    Nous avons Vu
    Cent chevaux parfaits
    Et parlé aux morts de notre enfance
    Nous avons Dormi dans l'océan
    Là où le soleil tombe dans la mer
    Et nous avons vu.
    Veux-tu cinq Trésors cachés?

    Il faut oublier la Nuit
    L'oublier complètement
    Car ta Musique, cher frère
    Est comme le Soleil:
    Grande, Vraie, la seule Vérité à suivre.
    Veux-tu dix Trésors cachés?

    Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
    Mon frère, tu sais où creuser, dorénavant
    Mais cherche,
    Cherche la pelle de nos espérances
    Car sans Elle Nous n'arriverons à rien
    Je vais te donner un Trésor caché.

    L'absence est plus cruelle que la mort
    Qui ne nous laisse aucune alternative
    Mais l'absence n'est pas une mort
    Et je suis là.

    Voici cinq doigts
    Voici une main
    Voici cinq doigts et cinq chemins
    Voici cinq Trésors cachés

    Voulez vous, mon frère
    Cinq Trésors perdus?
    Voici dix doigts
    Voici cinq mains
    Et cents chevelures de femme.

    Alvise,
    Les chevaux de ma Raison
    Sont morts d'avoir foulés en vain
    La Réalité dont seuls parlent les Fous.
    Morts définitivement dans le bleu du ciel
    Où Dieu dissimule ses Anges
    Et j'ai dormi là où le Soleil tombe dans la mer
    Et j'ai Compris.

    L'écume des jours où je ne suis pas à vos côtés
    Passe, en roulis ramenant sur la plage
    De creux coquillages.
    Voici dix Trésors cachés:
    Saisissez ces coquillages

    Car Ils sont la Beauté. Car Ils sont l'Inspiration. Ils sont la Vie.
    Et Ils sont sur Nous. Tout le temps.

    Et je pense que Nous serons toujours Ici
    Même quand Nous nous rendrons compte
    Qu'il est plus tard que Nous le pensions
    Dans nos dires à l'écriture penchée.

    Alors Alvise, mon cher frère
    Ne pleure pas à ce Mur de Fenêtres
    Et vois le Soleil qui tombe dans la mer
    Nous sommes et serons toujours là pour Toi.
    Car il ne peut en être autrement.

    Voici les Cents Trésors Parfaits
    Et l'inquiétude n'existe Plus.


Votre Frère, votre Sang et votre Amour Immortel
Ludovico Lucia Troisième du nom
Leonem Mirabilis.

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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Sam 4 Juin - 10:32

    [Lettre à nouveau glissée sous la porte de la chambre d'Alvise.]

    Très cher frère, très cher Toi,

    C'est un courrier tout simple que je t'adresse en ce jour, espérant que mon absence ne te fut pas aussi douloureuse qu'au fait de ta précédente lettre. Je ne suis pas sans ignorer mon absence et ses effets sur toi, mais pour mener à bien mon projet, je n'ai guère le choix. Je t'écris donc pour prendre de tes nouvelles et te poser une question:

    As-tu trouvé?
    C'est important que tu me répondes vite.

    Nul alexandrin, nulle prose poétique cette fois, et je m'en excuse, mais mon esprit manque d'emportement aujourd'hui. Je pense que tu as du me chercher et remarquer que je n'étais pas au Palazzo. Et que je ne suis pas en ville non plus: je suis tout simplement au vieux manoir de notre famille, à l'orée de la forêt de Belloso. Pourquoi ce retrait?

    Mes cheveux sont devenus blonds et mes yeux bleus.
    Je sais ce que c'est mais pas comment te l'expliquer.

    Simplement, la Réalité me visite un peu plus souvent à présent. Je serai donc bientôt de retour, avec d'autres nouvelles. A présent parle-moi un peu de toi, de la famille, de mon précieux Michelangelo. S’ennuie-il de la présence de son papa? Cher frère, s'il te plais, prend soin de cet enfant durant mon absence: il m'est précieux, inestimable.

    Tu ne le sais peut-être pas mais j'avais déjà un enfant, Lucia, qui a quatre ans. Sa mère est morte en couche. J'avais oublié ma petite fille, dans les tourments de mes visions. Maintenant, j'ai recouvré l'envie de la voir, de la serrer contre moi. Je suis devenu adulte. Mais il y a toujours de l'ombre dans la lumière des bonnes nouvelles. Sais-tu que l'enfant qu'Artemisia a mis au monde est le mien? Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé, hormis que j'avais mal. J'ai été pris d'une crise de démence et notre aînée a été très agressive. Quant à qui a violé qui, je ne sais pas. Vraiment pas... cependant à la voir, elle ne semble pas plus choquée que cela: je suppose donc qu'elle a du abuser de ma personne.

    Je me suis fiancé à Angelica Pavone, comme tu as du l'apprendre. Certains voit un futur mariage politique. Il est vrai qu'Angelica, je ne l'aime pas d'amour. Mon cœur est à quelqu'un d'autre, comme mon âme. Cependant c'est une femme douce et aimable, avec beaucoup de sensibilité. Ce sera ma Reine plus tard. Soie gentil avec elle s'il te plais, elle a une bonne nature. Moi-même je ne désire que son épanouissement, c'est pour cette raison que j'ai demandé sa main.

    Alors dis-moi, as-tu trouvé? Où est-ce?

    Ton Frère, ton Sang et ton Obligé,
    Ludovico Lucio Troisième du nom.
    Leonem Mirabilis.

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Alvise D. Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Sam 4 Juin - 10:58

    Très honorable frère,

    Je suis si heureux d'avoir de tes nouvelles. Je ne t'en veux pas, tu sais ; moi aussi je grandis, je pense. Je te connais mieux que personne si je peux avoir cette prétention, je savais sans savoir. Peu importe l'ignorance, pourvu que ma confiance règne en maître. Je t'ai lu et re-lu des centaines de fois.
    Et si j'ai grandi, très cher frère, c'est pour une raison je crois.

    Je l'ai trouvé.

    Plus que tout tu me manques Ludo, reviens-moi vite, dès que tu le peux. Tu m'avais dis que tu chercherais à te guérir ; à ta lettre je crois voir que tu réussis ta quête. Je n'en suis que plus heureux. Je ne te souhaite que le bonheur. Je sais que nous ne sommes plus enfants, j'ai compris que ton bonheur et mon bonheur sont séparés. Nous ne pouvons pas faire un ; mais mon frère, nous nous réunirons à nouveau n'est-ce pas ? Je te jouerai du piano ou du violon, pour l'occasion, et tu me montreras tes nouvelles peintures.
    Tu me manques, Ludivico, mais j'ai trouvé.

    J'ai souris lorsque tu m'as parlé de Michelangelo. Le pauvre enfant souffre de ton absence, et je ne sais pas comment le guérir. Je pense qu'on ne peut pas. Tu n'as pas besoin de me dire de le protéger : je m'en suis déjà fait un devoir. Je l'ai trouvé, cher frère, c'est lui ! Tout avait une raison, tout avait un but. Ton départ, ma tristesse, et Michelangelo. Le hasard n'existe pas. Je souffre de ne pas pouvoir parler ; avec toi, je n'ai pas besoin de parole, mais avec lui ? J'aimerais lui poser des questions, lui parler, mais je ne peux pas. Heureusement, il comprend mes mélodies. Je serai sa famille quand tu ne seras plus là, je serai son réconfort, et sa musique. Sa voix est inestimable. Il est inestimable. Nous sommes tous des moutons noirs.
    Mais toi, ton noir, brille d'un éclat différent.

    Je sais que tu as une fille, je m'en rappelle. Je sais aussi que tu ne t'en ai jamais approché. Si tu veux la revoir vas-y. Va la voir avant qu'elle ne grandisse et puisse te reprocher ton absence. Quant à Angelica, je l'ai appris aussi. Je serai poli devant elle, c'est promis. Mais si ce n'est de l'amour, pourquoi vouloir son bonheur ? Promets-moi qu'elle ne change en rien tes sentiments pour moi et je la protégerai comme un Trésor.

    Artemissia... Je ne saurai que dire sur elle. Je pense que tu sais ce que j'éprouve pour elle. Si cet enfant vient de toi, j'aimerais le chérir, mais elle m'en empêchera sûrement. Je ne sais pas qui de vous deux est le coupable ; j'aimerais que ce toi plus qu'elle ; tu en souffrirais certainement moins. Mais je pense qu'il n'y a simplement pas de coupable. Nous sommes des Leone, sous sommes tous des déments, n'est-ce pas ?

    Mais je l'ai trouvé. Je n'aurais jamais cru y parvenir.
    Tu as toujours été là pour moi, même sans être là physiquement. Merci très cher frère. Je l'ai cherché en vain, ce trésor... Et je suis d'autant plus ravi de savoir qu'il doit y en avoir d'autres. J'ai quand même un peur. Parce que nous ne sommes plus que deux. J'ai peur. La réalité... La réalité est vraiment réelle. Je l'ai toujours fuis, je ne la connais pas. Et si par malheur, englouti par ces gens, j'en venais à être séparé de toi ? J'ai si peur.

    Reviens vite, très cher frère ; il me tarde de te voir à nouveau. De pouvoir admirer ta nouvelle prestance. Et Michelangelo serait si heureux, s'il te voyait lui aussi !
    Porte-toi bien surtout.
    Je brûle d'envie de te rejoindre, maintenant que je sais où tu es ; mais tu dis que tu vas revenir. Je t'attendrai donc, je ne veux pas compromettre tes plans.


Ton éternel et unique frère digne de ce nom,
Avec amour et joie,
Alvise D. Leone
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Sam 4 Juin - 12:37

    Très cher frère, très cher Toi,

    Je lis ton Changement, et tes premiers adieux à l'enfance. Je suis à ta cause acquis. Toi et moi ne faisons qu'un, et même ôté de tout, tu me reviens. C'est une preuve. C'est juste une question de distance, de besoin de distance plutôt: je pourrai devenir un tyran par trop d'amour. Je sais que même si je ne revenais pas, c'est moi que tu aimerais, pour toujours. N'est-ce pas, cher Alvise?

    Mais rassure-toi, je vais revenir. Je ne vous ai que trop éprouvé le cœur.

    Je savais que tu étais adaptable.
    Tu es formidable. Tu as réussi ta quête.

    Cet enfant à la Voix que demande ta Musique. Je l'ai su dès qu'il à chanté pour moi. Je ne pouvais pas ne pas le prendre avec moi. Je le redis: même ôté de tout, tu me reviendras. Et je te reviendrai. Nous n'avons jamais fais qu'un seul, même loin, parce que nous nous comprenons. Tu le sais. Je le sais. Nous le savons. Nos Autres savent aussi.

    Alvise, le hasard est le nom que nous donnons à nos négligences ou nos malversations. Rien n'est fait au hasard. Aucun départ, aucun regard. Aucun retour. Michelangelo devait venir dans notre famille, dans nos cœurs à nous deux. Tu seras le meilleur de tous les oncles, assurément. Ne pleure pas ton mutisme car Dieu t'as offert tellement plus: ton talent. personne ne parle aussi bien que toi, cher grand frère. Personne. Laisse-toi simplement aller.

    Mon noir, en effet, brille comme un feu.
    Bientôt, mon frère, je vais reprendre du début ce que j'ai loupé.

    Je serai le feu, et les nobles seront les papillons. Bientôt, tous nous ne ferons qu'un, sous l'égide d'une nouvelle politique. Je vais prendre soin de vous, régner sur vos âmes. Et celles que je préfère, la tienne et quelques autres, je les bichonnerai. Merci de veiller sur Michelangelo, je te serai toujours redevable.

    Mais si ce n'est de l'amour, pourquoi vouloir son bonheur, à Angelica?
    Permet moi de répondre à ta question par une autre question:
    Faut-il une raison pour rendre les gens heureux?

    Angelica est une âme pure, elle m'a sauvé d'une pneumonie quand j'ai fugué, elle l'a recueillie. Alors je vais la protéger et m'assurer qu'elle est heureuse. Et rien ne changera entre nous, aussi surement que, n'étant pas un Pavone, mon cœur reste à la même place.

    Pour Artemisia, je ne me souviens pas, et c'est irritant. Mais tu as probablement raison, il n'y a pas vraiment ni de coupable, ni de victime, juste des déments. Nous avons des yeux pour voir, des cœurs pour nous déchirer. Nous ne sommes que d'excentriques bipèdes aux abois, je pense. N'ai pas peur de la Réalité, elle n'est qu'une visiteuse. Elle ne sépare rien et réuni tout. Goûte-la. Je vais revenir.

    Je suis heureux que tu l'ai trouvé, tu sembles aller un peu mieux. Ne me remercie pas et continuons à jouer à la chasse aux trésors. Sauras-tu trouver les quatre autres?

    Ton Frère, ton Sang et ton Amour,
    Ludovico Lucio Troisième du nom.
    Leonem Mirabilis.

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Alvise D. Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Mar 7 Juin - 17:02

    Très honorable frère,

    Pardonne-moi pour Angelica. Pardonne-moi tout court. La notion d'altruisme m'est tout à fait étrangère, si ce n'est que j'éprouve de la compassion parfois. Je ne souhaite le bonheur que des gens qui me sont proches, et il n'y a pas foule. Mais c'est mieux ainsi.
    Je ne m'étonne guère que tu veuilles le bonheur des gens bien : car parmi eux, tu es le meilleur. Tu es celui qui mérite le plus le bonheur, et chaque jour je prie pour que Dieu t'accorde ce vœu - si Dieu veut bien se permettre clémence à nous autres déments.
    Je te promet de faire plus attention à mon prochain. Je ne voudrais pas que ma simple existence puisse te salir. Même si, depuis longtemps, je suis bien noir.

    Mon frère, je t'envie tellement. Ton éclat m'éblouit et me berce dans une chaleur enivrante.
    Cher petit frère, tes mots me rassurent. Je t'aimerai toujours, tu l'as bien compris. Je ne saurais jamais te détester ou t'en vouloir ; quand bien même tu es toi, alors je t'aime. Et même si tu n'étais plus toi, je t'aimerais. Loin ou près de moi, c'est ainsi : tu resteras toujours mon unique amour, celui qui m'a guidé et m'a enseigné la notion de fraternité. Non, fraternité est un terme bien trop faible : nous sommes au delà de ça.
    Mais toi, tu m'as déjà surpassé.

    Je t'attends, comme je t'ai toujours attendu. Il est dur de passer le temps en faisant autre chose que de la musique ; mais la Réalité m'intrigue, je l'avoue. Peut être irais-je la quérir. Je ne suis pas du genre à rester ancrer dans mes peurs.
    J'attendrai. Ton visage et ta Lueur m'éclaireront sûrement le chemin. Ainsi, je n'aurai plus peur.

    Soigne-toi bien,
    Et continuons notre chasse aux trésors.



Ton frère à jamais tien,
Corps et âme je t'appartiens.
Alvise D. Leone
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Mer 8 Juin - 7:38

    Cher ange,

    Je n'ai guère à te pardonner, car il n'y a pas de Faute. Pas d'erreur, pas de fausses note dans la symphonie que tu me donnes là. Chaque être a une âme qui a ses propres priorités et il faut s'y tenir, sous peine de ne plus être soi-même. Il n'y a pas de Faute. Pas d'erreur Pas de fausses notes. Tout est accordé.

    Je ne suis pas aussi altruiste que tu le penses, mon tendre frère. Chaque chose se place dans un schéma de petites attentions mises l'unesaprès l'autre dans l'espoir de former quelque chose. Dans l'espoir parfois d'y trouver son compte, un ersatz de bonheur, ou simplement un avantage. Rien, en ce monde, n'est fait de manière complètement désintéressée.

    Merci de ta gentillesse. Mon âme est en sécurité sous tes prières, je pense. Tu ne me salira jamais, car on ne peux pas salir ce qui aime se rouler dans l'ordure. Tu n'es pas noir; tu es gris, d'un gris coloré qui subit toutes les nuances. Pense-y. Et penses à toi surtout, à tes rêves, tes peurs et tes aspirations.

    Rien ne dois te brider. Laisse-toi aller. N'écoute que ça.

    J'ai toujours voulu être une Altesse. Face à tes mots, il me semble recouvrer la part de dignité que mes Autres refusaient de me rendre. Ma lueur est tienne. Prend la comme tu veux. Je suis heureux que tu m'aimeras toujours. Toujours est un temps court, mais c'est un temps. Je suis moi: la forme qui me forme, un forme-amie, une forme-amante pour toi, bien que nous n'ayons jamais qu'entretenu nos âmes ensembles, et guère nos corps, bien que je ne te cache pas que j'ai parfois eu envie de toi, malgré que nous partageons du sang ensembles.

    Comme il n'y a pas de demie mesure, il n'y a pas de demi-frère: tu es mon frère, Alvise.
    Et je t'aime. Pour ça et toutes les autres choses.

    Je ne t'ai pas surpasser: tu n'as aucune limite, comme ton talent. Rien ne devrait avoir de limite. Rien ne devrait jamais se limiter; surtout pas toi.

    La Réalité n'attend que toi. Désire-la et elle te désirera en retour. Et tout ira bien. Je serai bientôt là. Prend le temps sur le chemin. N'oublie pas la Peur.

    Je t'aime tendrement.

    Ton Frère, ton Sang et ton Amour,
    Ludovico Lucio Troisième du nom.
    Leonem Mirabilis.

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Ven 10 Juin - 19:02

    Mon tendre frère,

    J'essaierai d'être le plus bref possible. Je ne veux pas atténuer la magie de tes mots. Mais il y a une chose à laquelle je ne peux m'empêcher de répondre : j'ai lu cette phrase mille fois, si ce n'est pas plus. Que tu me dises que tu as eu parfois envie de moi me rassure, en un sens. Et tu sais, le moment où tu m'as parlé d'Artemisia, j'ai eu plusieurs réactions.
    Ma première a été le chagrin ; j'ai souhaité de tout mon coeur ce fut toi le violeur. Non pas qu'elle le méritait, elle ne mérite selon moi aucune attention. Mais je ne voulais pas croire que l'on est pu vouloir te salir. Puis, j'ai été jaloux. J'ai alors souhaité que ce fut elle en un sens : ainsi, je me sentirais moins trahi. Je sais que tu as déjà eu de nombreuses relations de ce genre, je suis lucide. Mais j'étais jaloux qu'elle ait pu obtenir ce dont je n'avais jamais eu le courage d'aller chercher, alors qu'elle est, elle aussi, du même sang que nous.
    Je pense cependant que le sang n'est qu'une barrière imaginaire. Tout n'est qu'illusion. L'amour, qu'il soit amical, fraternel, ou sous tout autre forme, ne devrait pas se bloquer contre des idées. C'est vrai que m'imaginer faire l'amour avec toi, c'est un peu sale dans les idées reçues. D'un autre côté, nous n'avons jamais été propres, tu l'as dis toi même : nous aimons nous rouler dans l'ordure. Simplement parce sinon, la vie est fade. Nous n'en avons qu'une seule, après tout. Je n'ai pas honte de mes désirs et il n'en sera jamais ainsi ; j'estime que te vouloir, c'est quelque chose que tout le monde doit ressentir à un moment. Parce que tu es Parfait.
    Et nous vouloir l'un l'autre me paraît tout aussi normal. Ce n'est pas comme si nous étions des inconnus ou des ennemis.

    Va, mon Altesse. Tu l'as toujours été et le sera toujours ; et si un jour la réalité cherche à te détrôner, alors je t'accueillerai. Il existe toujours des lieux où nous pouvons être ce que nous voulons : les rêves. Je rêve souvent d'être tien, dans le corps d'une femme ou d'un homme, que nous connaissons ou non. Je rêve aussi de musique et de symphonies, ou des trésors inconnus et cachés se jouent de moi.
    Brille, mon Altesse. J'ai confiance en toi.

    Je te ferai un gage de loyauté et d'amour. Je t'offrirai quelque chose. Pas une chanson comme je le ferai habituellement ; mon génie n'a pas sa place dans ton idéal.
    Mon cadeau sera le signe annonciateur d'une nouvelle ère : la tienne. Et nous brillerons ensemble. Parce que nous ne sommes pas deux, mais un.


Ton frère dévoué,
Avec jamais autant d'amour qu'on ne pourra te donner,
Alvise D. Leone
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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Ven 10 Juin - 19:57

    Cher ange,

    N'écoute que toi. N'écoute que ça. Si ton âme te dis d'être jaloux, soie-le. Si ton âme te dis d'être triste, soie-le. N'écoute que ta propre âme et jamais celle des autres, parce qu'il n'y a que toi qui puisses te penser, et ce dans tes propres images.

    Tu es un Narcisse, mon Alvise. Un Narcisse en train de se penser.

    Et quelque fleur que tu soies, tu n'as pas encore éclos, comme beaucoup de plante qui poussent dans le noir. Moi, enfant, je l'ai aimée, puis je l'ai oublié. Je l'ai fui, puis retrouvée. Je lui ai couru après, et quand j'ai réalisé la vérité, je l'ai détesté: Artemisia n'est plus l'Artemisia qui me manque. Elle est une femme grosse de moi, et plus grosse tout court. C'est son âme qui a perdu le plus de poids.

    Et je suis triste.

    Mais crois-moi, la tristesse n'est bien que comme les nuages: juste un passage. Je ne sais pas si nos désirs entremêlés sont sales. Je ne sais pas ce qui est sale, propre, juste, et traine derrière moi des parents frères et sœurs et des grands-parents qui le sont tout autant. Ton sang de la lointaine Khitaï est une bénédiction pour toi, mon doux frère, crois-moi. Je ne suis pas parfait. Qui le serait? Même Dieu ne l'est pas: la perfection n'est ni humaine, ni divine, elle n'appartient à personne, car elle est l'Ennui, la Folie et la Mort. Moi je suis déjà fou, et dans ce voile d'hallucination, je connais une vérité que je te montrerai.

    Je veux être ton Altesse et régner sur ton cœur. Je veux te gouverner sans rébellion, sans mutinerie, mais je sais qu'il n'y en aura pas car toi, mon frère, est la seule créature qui ne me trahira jamais. Ainsi, Alvise, mon bel amour, je vais t'offrir Belmonte. Je vais t'offrir Bulluno et même plus encore.

    Et je t'offre ma vie, même si c'est un peu triste.
    Car tu es un de mes précieux Trésors Cachés.

    Merci pour le cadeau que tu vas me faire; il me tarde de le découvrir. Tu me trouveras au vieux manoir de la forêt de Belloso, comme je te l'avais dis dans mon courrier précédent.

    Je serai ton Altesse, puisque tu le veux.
    Il va falloir faire attention à ce que nous disons.

    Je te l'ai dit pour les nuages
    Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
    Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
    Pour les cailloux du bruit
    Pour les mains familières
    Pour l’œil qui devient visage ou paysage
    Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
    Pour toute la nuit bue
    Pour la grille des routes
    Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
    Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
    Je t'aime.

    Ton Frère, ton Sang et ton Amour,
    Ludovico Lucio Troisième du nom.
    Leonem Mirabilis.

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Ven 10 Juin - 20:38

    Cher frère - non, plus que cela,

    Je n'ai jamais su écouter quelqu'un d'autre que moi. Un comble quand on a plus que ses oreilles et ses mains pour comprendre et réagir. Mais si je ne devais écouter que ma propre âme, en ce moment, je m'enflammerai d'amour et d'émotions.
    Je ne sais pas écouter d'autre âmes que les nôtres. Et c'est bien là la magie de notre Amour : nos âmes s'entendent penser. Alors ne me dis pas que tu es triste : nous avons partagé tant de bonheurs dans nos lettres. Si tu es triste, je le serai aussi, indéniablement.

    Tu es fou, c'est un fait. Si beaucoup en ont eu peur, beaucoup en sont fascinés. Je fais parti de ces gens là. Ta folie fait partie de ta beauté. Comme tes Autres, tout, absolument tout ce qui fait que tu es toi. Les fous sont les seuls gens à comprendre le monde. Personne ne les as laissé régner pourtant.
    Mais moi, je sais. Parce que je sais qui tu es, ce que tu es. Ce que tu vas devenir.

    Je ne peux m'empêcher de sourire : je me sens léger, heureux. Je m'en veux un peu, aussi, d'avoir douté de toi. De nous. Tu n'as pas besoin de m'offrir plus que ce que tu es, petit frère. Car tu es mon seul besoin fondamental. Je pourrais me nourrir de ton amour et me passer de nourriture.
    Et surtout, ne me dis pas que tu offres ta vie. C'est déprimant, et jamais je n'accepterai un tel cadeau empoisonné ; comment pourrais-je vivre sans toi ? Non, je ne veux pas y penser, absolument pas.

    J'avais dis que je t'attendrai et finalement je ne peux pas tenir cette promesse. Mais, j'ai une bonne raison ; si je pouvais je partirai sur le champ, mais il faut que je fasse des préparatifs.
    Il me tarde de te voir, et j'espère que tu aimeras mon présent.

    Vois, mon frère, comme je m'enflamme devant tes lettres ! Je n'ai jamais été un homme de sang froid, mais tout de même. J'utilise tellement de mots sur le papier que j'ai presque l'impression de pouvoir parler. C'est une sensation étrange.
    Pourquoi devrions-nous faire attention à nos paroles, très cher frère ? Ne crains rien : je ne disparaîtrai pas. Pas moi. Je ne suis pas comme les autres ; je ne suis pas une autre. Et surtout, je ne parle pas.


    Sur le destrier de la guerre,
    L'Amour jamais ne se rend, et fier,
    Il plante son drapeau sur nos coeurs hébétés.
    Dans les Nuages,
    Dans les Rêves,
    Rien n'égale la foudroyante réalité.
    Altesse,
    Je t'aime,
    Et dans toutes mes vies, je t'aimerai.


Même loin d'égaler ta poésie,
Ton corps, ton âme et tes sentiments,
Dans un autre corps.
Alvise D. Leone
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Lun 13 Juin - 11:53

    Chère moitié de moi-même,

    En effet, je crois que nos âmes savent s'entretenir. C'est un mystère que seuls les plus déments comprennent, comme toi et moi, notre très chère mère, et tout les bienheureux fous à lier de la maison de santé de la côte. Il y a dans la folie une seconde vue que les gens normaux ne peuvent saisir: nous sommes fous! Mais nous sommes sages! Et nous avons vu plus de paysages et de choses que n'importe qui de sain. Nous Savons.

    Il n'y a pas de mal à être triste. Il faut savoir baiser le cou de la tristesse pour jouir des lèvres de la joie. Ne crois-tu pas à Dieu, Alvise? lors il faut croire au Diable, comme il n'existe lumière sans ombre. As-tu peur d'être triste? Ou, plus prosaïquement, cher grand frère, de quoi as-tu Peur?

    Je suis plus que fou: je suis sage. Comme tout Prince, je règne sur les cœurs et les âmes; je sais, mon bel ange, comment les âmes et esprits s'entretiennent et ne retrouvent plus la couture qui jadis les a joint. Je n'ai guère besoin de la Maestà pour fasciner. Car de tout temps la folie a attiré. Et c'est mon bien le plus précieux, mon arme, ma faute et celles de nos parents. C'est mon Destin. Cette Folie est mon Destin. C'est le Labyrinthe. Et je sais quoi en faire. Un labyrinthe que je vois à présent clairement, qui s'enroule sur lui-même.

    Comme une Spirale Noire.
    Nous irons danser la Spirale Noire.

    Il appartient à toi et à toi seul de savoir qui je suis vraiment.

    Dévore-moi. Dévore-moi tout entier. Suce-moi jusqu'à la moelle des os. Abreuve-toi de mon sang et de mes humeurs, si je suis ton seul besoin fondamental. Je n'ai jamais voulu que ça. Je ne veux que ça.

    Tu sais, sans Moi, il n'y a plus de Vie.

    Il faut faire attention à ce que nous disons ou écrivons, car les mots traitres sont comme des épées à double tranchants qui savent tout dire et rien dire à la fois et qui sont porté par la plus grande et fallacieuse des interprétations.

    Alvise, j'ai fais sortir Mère de sa maison de santé.
    Je vais réaliser son Rêve, son Requiem. Car j'ai vu dedans ma Spirale Noire.
    Veux-tu nous aider? Même si cela brise les derniers restes de sanité de ton esprit?

    J'aimerai croire que, quelque part aux confins du temps et de l'espace, son dieu cosmique rêve.
    J'aimerai croire que tu serai mon chef d’œuvre si je brisai complètement ton esprit.

    Ton Frère, ton Sang et ton Amour,
    Ludovico Lucio Troisième du nom.
    Leonem Mirabilis.

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Alvise D. Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Lun 13 Juin - 14:32

    Cher autre Moi,

    Tu es le plus sage de tous les sages. Parce que ta folie fut démesurée, ta sagesse le sera tout autant. Je t'envie dans un sens, mais ce serait une insulte envers toi, après toutes les épreuves que tu as subies. Plus je te lis et plus je t'admire. Parce que nous sommes un, je sais qu'un jour, j'aurai un éclat similaire au tien. Parce que nous sommes un, alors, je n'ai plus peur.
    J'ai changé un peu, je crois. Et c'est grâce à toi.

    Nous danserons ensemble mon très cher frère. Car partout où tu iras, je t'accompagnerai. Car tu es toujours là, je serai toujours là. Parce que nous sommes séparés et ensemble en même temps.

    Je n'ai pas de peine à croire que sans à toi il n'y a plus de vie. Puisque pour moi tu es la Vie. Je me rends compte que je ne sais pas encore tout de toi ; alors je viendrai à toi. Je découvrirai tout, même si je dois te dévorer pour ça. Parce que si je ne te comprends pas, je ne me comprends plus. Parce que si je n'ai pas l'exclusivité de tout savoir de toi, je suis malheureux.
    Donc, je saurai.

    Mère est donc sortie ? Je pense que suis prêt, enfin, à revenir vers elle. Je ne suis plus un enfant, je ne lui en veux plus. Au contraire, elle m'a donné la vie ; je crois que ceci suffit pour vouloir lui rendre hommage. Jouer pour elle, jouer sa pièce, est sûrement le meilleur hommage.
    Puisque contrairement au reste de notre famille, elle a voulu m'aimer, alors je lui montrerai que je l'aime, moi aussi. Nous serons son deuxième chef d'oeuvre.


Ton corps, ton âme et tes sentiments,
Alvise D. Leone
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Ludovico III Leone

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MessageSujet: Re: A Ludovico, mon cher frère   Mar 14 Juin - 9:36

    Cher Autre,

    L'envie est de toutes les passions humaines la plus constante. Signe que ton esprit est encore assez consistant pour désirer. Diminuer l'envie : ce qui est le plus grand de tous les secrets. C'est impossible. N'essaye pas, alors. Envie ma folie, j'envie ton génie. Envions-nous: c'est une forme d'amour exclusif. Je suis heureux de ton Changement tant attendu. Le Monde ne sert à rien si tu ne lui offres pas ta personne. Nous marchons à la fois complètement seuls et toujours avec les autres et la vie est une Rencontre: va à sa Rencontre, tu seras surpris et y trouvera une Inspiration Nouvelle.

    Court après, attrape-la, serre la contre ton cœur encore adolescent.
    L'Inspiration, la Vie.
    Tout ce que tu désires et tout ce à quoi tu n'as jamais osé croire.

    Nous dansons et danserons: car il n'appartient qu'à nous de le faire. L'Enfer où j'irai, tu ira aussi, et ce sera ton Paradis. Et l’inverse vaut aussi, mon doux Alvise, mon tendre frère. Tu me comprendras, même si ce n'est pas bien. par là, sur ce chemin, tu te croiseras au carrefour des Vies, au détour d'une chose qui vit et d'une autre qui n'est plus. Les morts aussi ont leurs artères.

    Les Morts ont leurs Artères. Seuls les Vivants sont perdus.

    Je veux que tu penses à quelque chose, Alvise, et que tu le retiennes: certaines étoiles mettent plus de temps que d’autre à apparaître. Le paradoxe est le suivant : plus il fait nuit, plus ces secrets deviennent visibles. Pour finir, ils se déploient dans toute leur splendeur ; et ce sont ces choses même que nous dissimulons, ces choses dont nous avons le plus honte, dont nous nous servons pour nous guider.

    Le souvenir, la prophétie et le fantasme - le passé, l'avenir et le moment de rêve entre eux - ne forment qu'un seul pays, ne vivant qu'une seule et immortelle journée.

    Savoir ceci, c'est la Sagesse.
    L'utiliser, c'est l'Art.

    C'est réaliser cette évidence qui a fracturé ma conscience. Voilà mon unique secret.

    A Toi pour toujours et bien plus encore,
    Ludovico Lucio Troisième du nom.
    Leonem Mirabilis.

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A Ludovico, mon cher frère

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