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 Elvezia Conti

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Elvezia Conti

Rose Noire Epineuse ♣

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◊ Messages : 22

Carnet de Bord
Carnet de Bord:
MessageSujet: Elvezia Conti   Jeu 9 Juin - 15:00

    ₪ CARTE D'IDENTITE ₪

    ۞ Nom : A l’origine, son nom devrait être Giordano. Mais l’adolescente ayant été lâchement abandonnée par sa famille aujourd’hui entièrement décimée, ce nom ne valait plus la peine d’être gardé. C’est son père adoptif, Roberto, qui lui offrit une nouvelle identité. Son nom ? Conti.
    ۞ Prénom(s) : Elvezia
    ۞ Surnoms : Zia, Rosa Nera.
    ۞ Âge : 17 ans
    ۞ Esclave de : Ludovico III Leone. ( bientôt )
    ۞ Type d'esclave : L’adolescente est rebelle, on pourrait presque croire que l’on ne peut rien obtenir d’elle. Détrompez-vous. Certains ordres seront probablement ignorés ou rejetés, mais pas tous. Les plus importants seront exécutés sans broncher. Bien sûr, si son maître s’avère être un homme, celui-ci attendra peut-être un peu plus, son corps par exemple. Là, bon courage. C’est une chose qu’elle pouvait faire avant, aujourd’hui il faudrait la droguer ou la menacer sérieusement pour la faire plier aux moindres caprices sexuels de son maître.
    Autrement, elle est parfaitement capable de s’occuper des tâches ménagères, la cuisine ou la couture, transmettre ou écrire des messages.
    ۞ Orientation sexuelle : La jeune fille n’accorde absolument aucune importance à ce genre de chose. Que ce soit un homme ou une femme, tant que le plaisir est apprécié... Il faut savoir que son corps a connu de nombreux amants malgré son jeune âge et pour des raisons qu’elle n’aime pas évoquer. Sauf que depuis quelques temps, elle refuse catégoriquement que quelqu’un la touche. Comme si soudainement ce plaisir de la chair ne lui inspirait que le dégoût. Elle-même ne comprend pas ce revirement soudain mais une chose est certaine, c’est qu’Elvezia a tiré une croix sur le sexe. Mais pour combien de temps ? ...

    ₪ ASPECT PHYSIQUE ₪


    ۞ Physique :
    Elvezia aurait parfaitement put ressembler à une magnifique poupée de porcelaine, si la dureté de son visage et sa façon de s’habiller ne venaient pas gâcher le tableau. Mais non, l’adolescente refuse d’être comparée à la beauté de la Noblesse et fait tout pour paraître tout, sauf jolie. Sa peau est blanche, salie par la poussière du dehors puisqu’elle vit dans le bas monde de Belmonte. Son corps est svelte, taillé pour l’esquive et la vitesse, et grand. Un peu plus d’un mètre soixante-dix. Ses jambes ont l’habitude de la distance, de l’effort, elles sont musclées. Ses bras sont fins, tout aussi musclés que ses jambes, ses mains sont toujours froides et ont l’habitude du combat, puisqu’elles sont abîmées. Ses longs doigts sont quant à eux dotés d’ongles lisses et particulièrement dangereux pour tout homme, ou toute femme, voulant l’approcher de trop près.

    Son visage est quant à lui assez... beau. Il pourrait l’être encore plus si Elvezia souriait. Sa peau blanche fait ressortir la beauté de ses lèvres légèrement roses et de ses dents impeccables et bien droite, d’une blancheur surprenante pour une fille de bas étage. Son nez n’est pas tout à fait droit, déformer un peu au-dessus par une petite bosse qui ne se voit que si l’on s’approche de près. Ses sourcils sont fins et noires, comme ses cils qui encadrent un regard beaucoup plus impressionnant que le reste de son visage. Des yeux d’une beauté envoûtante, malsaine. Un mélange de noisette et d’orange, parsemé de tâches dorées. C’est ce qui est le plus beau sur son visage. Le plus intriguant, mais aussi le plus froid. La regarder droit dans les yeux c’est plonger dans un abîme sans fond. On ne peut pas y échapper, sauf si Elvezia le décide d’elle-même. C’est pour cela d’ailleurs qu’elle ne regarde jamais les gens vraiment dans les yeux.

    Et terminons par sa chevelure rebelle et aussi sombre que la nuit. Des mèches désordonnées viennent entourer son visage d’adolescente, lui donnant un petit côté enfantin qui ne colle pas avec sa personnalité mais qui parfois adoucit son visage. Et si on la regarde de la tête aux pieds, on trouvera que malgré son arrogance cette fille possède une certaine élégance. Ne jamais se fier aux apparences, n’est-ce pas ?

    ۞ Allure : Provocante, envoûtante, emprunte d’un mal être qu’elle cache par un masque froid et accusateur, c’est ce qui définit l’allure général de Elvezia. Sa démarche est souple, comme le félin. Elle est droite, sans aucune hésitation, sans aucun doute. Sa beauté est aussi cruelle que son regard, comme une rose à l’épine acérée, taillée pour donner la mort. C’est cela qui lui a valu le surnom de Rosa Nera.
    ۞ Goûts vestimentaires : Elle apprécie tout ce qui est peu paraître provoquant. Et de couleur sombre ou dans les tons du même genre.
    ۞ Signes particuliers : De nombreuses cicatrices sur tout le corps. Un pendentif en forme de rose, d’un violet très foncé, avec une chaîne en argent. Elvezia ne s’en sépare jamais.

    ₪ INFORMATIONS PSYCHOLOGIQUES ₪


    ۞ Généralités :
    Il est particulièrement difficile pour les gens de véritablement cerner Elvezia. La plupart se trouve confronté à une fille froide, dénué de pitié et qui n’hésitera pas un instant à frapper si on la bafoue, si on lui manque de respect. Arrogante sans être nécessairement vulgaire, la jeune femme berce souvent dans le sarcasme et ne fait confiance à personne. Oui, si elle manque de respect à quelqu’un, elle s’en fiche royalement. Le contraire n’est pas toléré. Elvezia ne se fera plus jamais avoir par les belles paroles, par ces Mensonges qui donnent envie de croire que la vie est finalement Belle et Heureuse. Il n’y a que les idiots qui peuvent y croire, et si l’adolescente y a cru pendant un certain temps, aujourd’hui elle ne retombera plus dans le piège.

    Elle est crainte dans certains quartiers, lorsqu’elle traverse une rue par exemple, bon nombre de personnes s’écartent de son chemin, de peur d’affronter la Rosa Nera, la rose noire. Surnom donné par un homme un peu trop éméché et qui pourtant n’a pas eu tort en offrant à la jeune fille ce petit sobriquet connu par tous désormais. Aussi belle qu’une rose, aussi sombre et froide que les ténèbres. Mais sous ce masque se cache une profonde tristesse, une profonde rancœur envers ce monde cruel. Pourquoi être née alors que personne ne m’aime. Et puis dans le fond, ce n’est pas une si mauvaise fille au caractère bien trempé. Ce n’est pas qu’une adolescente à la recherche d’une identité. Ce n’est pas ce qu’elle est. C’est surtout une pauvre âme en peine qui n’a jamais voulu autre chose que de l’affection. Un peu d’amour ne fait de mal à personne.

    Pour briser le masque, il faut des enfants. L’innocence et la pureté de leur cœur rappelle à Elvezia que dans ce monde, tout n’est pas que méchanceté et douleur. Elle s’attendrit devant leurs visages si paisibles, si beaux, si innocents... Ils ne sont pas souillés, ils sont purs. Et l’adolescente fait tout pour les protéger de la Monstruosité du Monde. Elle leur donne ce qu’elle n’a jamais donné aux autres. De la tendresse, de l’affection. De l’amour. Un peu comme une maman avec ses enfants.

    Elvezia, c’est une adolescente complexe, mais qui pourrait se révéler si douce et si gentille... si seulement elle reprenait un peu d’espoir et de joie de vivre ...


    ۞ Vices : Jamais, Ô seigneur jamais ne levez la main sur un enfant pour lui faire du mal. Sinon priez pour qu’Elvezia soit... disons de bonne humeur. Parce que toucher un enfant, c’est la faute Impardonnable et Mortelle. La Faucheuse serait plus douce parait-il...

    L’alcool. Ça la rend méchante, et encore plus franche qu’à l’accoutumée. C’est pour ça qu’elle évite les bars...


    ۞ Aime : Le Soleil. La douce odeur de la terre mouillée. La volupté des Fleurs. Le doux chant des Vagues salées.
    ۞ N'aime pas : La Noblesse. L’Hypocrisie et le Mensonge. Les Oiseaux qui eux peuvent vivre librement. L’Espoir qui n’est qu’une Illusion Ephémère.
    ۞ Sociabilité : Pour être son ami, il faudrait être complètement fou ou comme elle, une âme qui se cherche. Qui se rebelle. Ce n’est pas évident de l’approcher. Imaginez un loup par exemple. Blessé par l’Homme, il refuse que l’on s’approche de lui et ne se laissera pas toucher. Plus il y aura de violence et de méchanceté à son égard, plus il se braquera et sera indomptable. C’est pareil pour Elvezia. Par contre, si vous arrivez à briser sa haine, si vous arrivez à la comprendre, vous la dompterez. Elle vous sera reconnaissante de lui avoir offert votre gentillesse malgré sa colère envers le Monde. Bien sûr, l’adolescente n’est pas une bête de foire, que l’on peut apprivoiser. C’est une Humaine qui a des principes. Cependant, si un enfant venait à s’approcher d’elle, à vouloir son attention, Elvezia deviendra quelqu’un d’autre. Elle sera une grande sœur joyeuse, une mère protectrice. Avec les adultes, si on efface son masque de dureté, elle sera une amie à l’écoute et fidèle. Quoiqu’il se passe.

    ₪ HISTORIQUE ₪


    ۞ Passé :

    On croit toujours que la naissance est la plus belle chose qui puisse arriver à une femme après le mariage. On pense que le bonheur est la clé de 9 mois de souffrances. Et quand vient le jour tant attendu, quand l’heure a sonné pour l’enfant qui va enfin libérer sa mère d’un lourd Fardeau, c’est... inattendu. Surprenant. Effrayant. On se demande ce qui a cloché, ce que l’on a fait de mal pour mériter ça. Pourquoi ? C’est la question que Maria Giordano s’est posée à l’instant où la chair de sa chair, le sang de son sang a été retiré de son corps meurtri par la douleur. Déchirée par un être qui finalement n’aurait jamais dut exister. Mais... il fallait lui donner un prénom à cette chose infâme. Elvezia. Cela allait être son prénom désormais. Cependant, en tant que lecteur on se pose tous la question : A quoi ressemble cette enfant ? Pourquoi est-ce qu’elle n’inspire que le dégoût ? Hum... Bonne question.

    Elvezia était une enfant tout ce qu’il y a de plus normal et de plus humain sur cette planète. Il n’y a avait rien qui pouvait rendre Maria Giordano affreusement affligée lorsqu’elle voyait sa fille. Et bien si. Quelque chose de simple, d’horrible mais de simple. Cette enfant qu’elle avait porté, qu’elle avait aimé croyant qu’Elvezia était SA fille, ce n’était pas tout à fait vrai. Sa peau trop blanche, ses yeux d’une couleur particulièrement dorée, son visage beaucoup trop angélique... Ce n’était pas son enfant. En tout cas une partie d’elle. Parce Maria avait trompé son mari Alberto Giordano, parce qu’elle n’avait pas fait attention, la chère maman s’était retrouvée avec une nouvelle vie dans son ventre. Ô seigneur Maria avait espéré que la petite ne ressemble en rien à cet amant fougueux qu’elle n’avait jamais revu. A cet homme abject qui l’avait abandonné quand il eut appris sa grossesse. Elle avait prié pour que l’enfant ressemble à son mari. Mais non. Déception. Douleur. Désespoir.

    Oh bien sûr, Alberto en a voulut à sa femme. Après tout, lui qui avait toujours été fidèle et dévoué, voilà comment il était récompensé ! Sa colère était la plus totale, la plus affreuse de toute. Pour lui Elvezia n’était pas sa fille, il avait raison d’ailleurs, alors jamais il ne s’occupera d’elle. Jamais. Alberto ne lui offrira ni de l’affection, ni de cadeaux. Juste des regards plein de rancune et de dégoût. La vie n’a pas été des plus faciles pour la petite fille qui ne comprenait pas pourquoi ses parents ne la prenaient pas dans leurs bras, comme le font les autres parents avec leurs enfants. Elle ne comprenait pas pourquoi ils la laissaient toujours toute seule, pourquoi ils ne jouaient jamais avec elle. La fillette était dehors toute la journée, enfin seulement quand elle eut commencé à marcher un peu près correctement. A peine 5 ans et la voilà dans les rues des bas quartiers de Belmonte, à errer comme une âme en peine à la recherche d’amis qu’elle ne trouvera jamais. Elle était seule. Vraiment seule.

    Et plus Elvezia grandissait, et pire c’était. Elle qui avait un si beau visage pour son jeune âge, elle semblait être une gentille fille, tous le monde se trompait. Dès qu’elle put correctement parlé, la gamine s’est vite empressée de lâcher toute sa haine et toute sa colère au peuple. Elle s’est mise à crier, à pleurer devant ces gens qui se promenaient dans les rues de la ville. Et ils la regardaient comme si elle était folle. Qui avait put l’éduquer ainsi ? Une fille aussi arrogante et insolente, ça ne devrait pas exister. Et c’est ce qu’Elvezia se disait. Pourquoi être née dans ce monde si personne ne m’aime ? Petite enfant perdue dans les méandres d’un Monde Cruel, tu ne sais pas ce qui t’attend de l’Autre Côté du Chemin. Tu ne sais pas que tu vas rencontrer un homme qui bouleversa bien plus ta vie que tu ne le crois.

    Parce que le Destin joue un Jeu Malsain. Il Aime s’amuser et se régale en contemplant cette famille Incapable d’aimer leur fille. La seule et unique enfant qu’ils auront. Parce que le Destin décide de ce qui doit être accompli. Il a fait en sorte qu’Elvezia soit abandonnée. Qu’elle soit entièrement rejetée par les Giordano qui n’eurent aucune pitié, aucuns regrets à la mettre dehors, avec ses affaires. Mais être dans la rue, vivre dehors, la fillette de 12 ans savait ce que c’était. Elle en avait l’habitude. Et même si elle n’avait pas d’amis, ce n’était pas grave. Au moins ses parents ne seraient plus là, de toute façon ils ne l’avaient jamais été, pour lui faire regretter d’être venue au monde. Mais encore une fois le Destin joua de sa Malice et plaça quelqu’un sur le chemin si sombre de la petite demoiselle. Un homme au cœur si bon et si chaud que la gamine fut entièrement enveloppé. Un homme qui avait perdu sa femme, un homme qui n’avait pas cessé de vivre avec la douleur mais qui vivait heureux malgré tout. Parce qu’il apportait tellement aux autres... Sa bonté n’avait pas d’égal.

    Roberto Conti était vraiment quelqu’un de bien. Le soir où la petite Elvezia fut jetée dehors, il était là. A se demander pourquoi une aussi jolie petite fille pouvait être traitée ainsi par ses parents. Mais elle ne pleurait même pas... ne souriait pas non plus mais on ne voyait pas sur son visage ce que la gamine pouvait ressentir en cet instant. Alors Roberto s’avança doucement, il suivit la petite Elvezia qui arpentait les rues sombres de la ville à la recherche d’un coin pour dormir. Il l’observait se mouvoir, analysant chacun de ses mouvements, essayant de comprendre cette fillette qui ne semblait pas éprouver l’envie de pleurer pour ce qu’il venait de se passer. Et elle n’était pas stupide, la demoiselle avait senti que quelqu’un la suivait. Alors Elvezia s’était retournée, avait fait face à ce grand homme qui la suivait, elle lui a littéralement crié dessus, libérant sa peine et sa colère sur Roberto qui l’écoutait sans rien dire, trop ému par l’intensité et la douleur de la petite fille.

    Alors quand elle s’est enfin arrêtée, quand elle a baissé la tête sous la honte, il n’a pas pu s’empêcher de la prendre dans ses bras. Il n’a pas pu s’empêcher de doucement lui caresser les cheveux pour que les tremblements de la gamine s’arrêtent. Il n’a pas pu s’empêcher de pleurer sur les frêles épaules d’Elvezia, lui murmurant doucement des mots réconfortants, chaleureux, sans aucune colère, sans aucun dégoût. Pour la première fois, on venait la rassurer. La réconforter. Lui dire ce qu’elle voulait entendre. On venait réchauffer son cœur glacé. Alors pour la première depuis bien longtemps, Elvezia à pleurer toutes les larmes de son corps. Elle a pleuré comme l’enfant qu’elle était. Roberto, très ému, caressa de nouveau les cheveux de la petite avant de la soulever doucement et de prendre ses affaires. Lui qui s’était senti seul depuis la mort de sa défunte épouse, lui qui s’était battu seul pour vaincre sa peine... Maintenant, plus jamais il ne souffrira de la solitude. Parce qu’il a emporté avec lui sa seule et unique petite étoile, sa toute nouvelle famille. Sa seule et unique fille.

    A partir de ce jour, Elvezia ne fut plus une Giordano, mais une Conti. La dernière après Roberto. Lui n’avait plus aucune famille, en tout cas à Belmonte. Mais comme jamais il n’eut de nouvelle du reste de sa famille, l’homme avait compris que soit la Mort les avait emporté, soit ils n’étaient que des imbéciles et ne voulaient pas donner de leurs nouvelles. Bref, désormais il avait sa fille à lui, sa chère Elvezia qui malgré son caractère trempé obéissait à son père adoptif. Parce qu’il lui avait offert bien plus que ses parents biologiques, parce que l’affection qu’il lui portait était tout ce qu’elle voulait. Alors la fillette faisait des efforts. Beaucoup d’efforts. Mais parfois, quand Zia était dehors, ses vieilles habitudes revenaient et elle arpentait les rues de Belmonte en courant, fuyant quelque chose d’imaginaire mais qui hantait sans cesse son esprit. Ses cauchemars trop réelles la terrifiaient, mais la demoiselle ne voulait pas en parler à Roberto, elle avait peur qu’il la rejette. Comme dans ses mauvais rêves.

    Puis elle continua de grandir. Elle était belle Elvezia, avec sa peau blanche et ses yeux aux éclats dorés. Mais cela contrastait avec son comportement. Malgré tout l’amour de Roberto, celle que la jeune fille était devenue n’avait pas oublié le mal que lui avait fait subir les Giordano. Elle n’avait pas oublié la méfiance des gens. Et le peuple des bas quartiers n’avaient pas oublié cette fillette qui semait la zizanie sur son passage. Ils n’oubliaient pas son insolence. Et le lui rappelaient sans cesse. Malgré la présence de son père adoptif, Elvezia ne s’est jamais senti aussi seule.

    Enfin, c’était une façon de parler. Parce que l’adolescente avait vraiment un physique qui attirait les hommes, elle ne tarda pas à connaître les joies du sexe. Du moins au début. Parce que c’était amusant, parce qu’il n’y avait que du plaisir, jamais de sentiments. Cela gâcherait tout sinon. Hommes et Femmes, Elvezia s’en fichait royalement. Le plaisir était là, c’était le principal. Mais Roberto n’en savait rien. Il ne savait pas que sa fille adoptive couchait avec le premier venu juste pour s’amuser. Parfois certains la récompensaient. Tsss...

    Et puis un jour, la jeune fille eut vent d’une étrange nouvelle. Apparemment, une famille entière venait de périr sous l’assaut d’une maladie inconnue. Curieuse, Elvezia avait essayé de savoir qui avait bien pu mourir ainsi. Alors quand elle apprit que c’était sa famille biologique, les Giordano, cela ne l’a même pas surpris. En fait, elle était même ravie. Ravie que cette pitoyable famille qui l’avait abandonné ne soit plus là. Mais ce ne fut pas la délivrance pour autant. Dans son cœur la colère était toujours là. Pourquoi ? L’adolescente ne comprenait pas, mais ne soucia pas pour l’instant. Après tout, elle n’avait que 15 ans.

    Deux ans se sont écoulés depuis la mort des Giordano. Elvezia a commencé à devenir étrange. Lorsqu’elle rentrait le soir, son visage n’arborait pas ce masque colérique habituel. Non, c’était plutôt un visage calme et serein, comme si le bonheur lui avait soudainement souri. Roberto se demandait ce qui lui arrivait. Un jour, il l’a suivit. Et fut surpris par sa découverte. Jamais il n’avait imaginé un seul instant que sa chère fille allait s’amuser avec des enfants ! Il la voyait sourire tendrement, offrant à ces petits anges l’affection qu’ils n’avaient pas chez eux. Elle rigolait avec eux, leurs racontaient des histoires. En se comportant ainsi, on avait l’impression de voir une grande sœur avec ses petits frères et ses petites sœurs. C’était si mignon à voir que Roberto en fut ému. Il l’a laissa tranquille, heureux de voir qu’il y avait au moins quelqu’un à part lui qui pouvait détruire son masque triste et froid.

    Mais il n’y eut pas que cela comme changement. D’abord, l’adolescente n’avait plus envie de sexe. Malgré le nombre d’amants qu’elle avait, la jeune fille ne ressentait plus cette envie brûlante et passionnante qui la dévorait. Ce ne fut pas facile de faire comprendre à ses différents amants que c’était fini les galipettes. Et certains n’ont pas appréciés. Alors ils lui ont fait payer. Alors qu’elle rentrait chez elle ce soir-là, un étrange bruit se fit entendre alors qu’elle pénétrait dans l’appartement de son père adoptif. Ses yeux se sont écarquillés, ses jambes ont parcouru toutes les pièces à la recherche de Roberto. Qui était dans la cuisine, couvert de sang. Elvezia cria, appela à l’aide mais personne ne vint. Ceux qui étaient aux alentours savaient qu’elle habitait là. Ils la détestaient. Alors ils firent exprès de ne rien entendre. Alors l’adolescente fit de son mieux pour aider Roberto. Mais en vain. Il lui a sourit une dernière fois, murmurant quelques paroles rassurantes avant lâcher un soupir. Le dernier. Elvezia s’est effondrée sur le corps inerte de son père adoptif, pleurant à chaude larmes. Ses mains serrèrent Roberto, tâchant les vêtements de la jeune fille qui pleurait encore et encore, sous l’assaut de la douleur. Destin Cruel, le Bonheur a été balayé par son souffle malsain.

    Elle ne pouvait plus rester sous ce toit, elle ne pouvait plus supporter la douleur. Alors elle est partie. Sans ses affaires. Elvezia s’est trainée avec lenteur et tristesse jusqu’à ne plus pouvoir correctement respirer. Jusqu’à ce qu’elle sente ses jambes la lâcher. Son visage n’a jamais touché le sol. Quelqu’un l’avait rattrapé et l’avait emmené. Quand ses yeux s’ouvrirent de nouveau, elle était étendue sur le sol dur et poussiéreux. Où était-elle ? Un petit bruit de chaîne attira son attention. Qu’est-ce que... Impossible. Et pourtant... Elvezia se trouvait là où l’on éduquait les esclaves. L’adolescente n’en revenait pas.

    Bien sûr, elle n’avait pas le choix. Obéir était sa clé de survie. Elle le savait. Mais son caractère n’allait pas du tout avec son statut. Alors celui qui s’occupait de son « éducation » a eu beaucoup de mal à la dompter. De nombreux coups de fouets ont résonnés dans les murs de la grande bâtisse. Il fallait qu’elle sorte d’ici, Elvezia ne supportait pas d’être en captivité. Par chance, on laissait sortir les esclaves pour faire quelques courses. Une fois que la jeune fille eut fini d’accomplir sa mission, elle traîna encore un peu dans les rues, se promenant là où jamais elle n’avait pu aller. C’est alors qu’elle atteignit l’un des Palazzo de la Noblesse de Belmonte. Celui des Leone si sa mémoire était bonne. Bien sûr, l’adolescente n’avait pas voulu s’approcher de plus près mais... Bizarrement, c’est comme si quelque chose l’appelait. Alors elle s’est avancée, et a pu apercevoir quelqu’un par l’un des nombreuses fenêtres du palazzo. Une chevelure rousse lui semblait-il, c’était tout ce qu’elle voyait. Pourtant durant quelques secondes cette personne se retourna. Leurs regards se croisèrent. Elvezia fut effrayée mais fascinée aussi par cette étrangement personne. Alors elle s’est enfuie avant que l’inconnu ne descende. Ses jambes l’ont emmenées au bâtiment des Esclaves et n’e sortit plus durant un long moment.

    Mais dans ses rêves, elle revoyait cette chevelure rousse. Ce visage blanc et ce regard étrange. Cela la hantait nuit et jour, à tout instant de la journée.

    Elle voulait revoir ce visage.

    Coûte que coûte.

    Même si elle devait devenir son esclave.

    Elvezia, intriguée, espérait vraiment.


    ۞ Famille :
    Sa famille biologique n’existe plus. Tous Morts. Ils n’ont que ce qu’ils méritent. Qui sème le vent, récolte la tempête. Elvezia n’a jamais été triste de les savoir hors de ce monde. Après tout, ne l’avaient-ils pas lâchement abandonné ? Si, bien sûr. Mais elle n’aime pas y penser.

    Roberto Conti. Un homme bon et généreux, qui lui a offert une nouvelle famille, un nouveau foyer, une nouvelle vie. Même s’il était trop tard pour changer le comportement d’Elvezia, Roberto l’aime comme si c’était sa propre fille. Sa fille unique, son seul soutien en ce monde puisqu’il a perdu sa femme, emportée par la maladie. Jamais l’adolescente ne pourra suffisamment le remercier pour tout ce qu’il fait pour elle. Mais Roberto à succombé il y a peu à la Mort, laissant de nouveau Elvezia seule.


    ₪ ET VOUS ALORS ? ₪


    ۞ Comment avez vous découvert le forum? Double compte.
    ۞ Que pensez vous de ce dernier? Toujours la même chose, qu’il est formidable héhé.
    ۞ Comment définiriez vous votre niveau RP? Dans la moyenne, comme pour mes autres persos.
    ۞ Quelle sera votre fréquence de passage?
Le plus possible.



Dernière édition par Elvezia Conti le Jeu 9 Juin - 18:41, édité 1 fois
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Raffaela S. Serpente

Principessa persa tra Vizio e Virtù

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MessageSujet: Re: Elvezia Conti   Jeu 9 Juin - 18:32

Je ne suis pas déçue de l'esclave que je vais recevoir, c'est me moins que je puisse dire. Une fiche très sympa à lire, que je valide sans plus attendre car j'ai hâte de jouer avec toi! Rebienvenue ma petite rose noire! <3

_____________________
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Elvezia Conti

Rose Noire Epineuse ♣

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MessageSujet: Re: Elvezia Conti   Jeu 9 Juin - 18:39

Héhé, I'm happy! What a Face
Merci, j'ai hâte aussi ♥️.♥️
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MessageSujet: Re: Elvezia Conti   

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Elvezia Conti

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