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 Federica Emilia Tosca Cigno.

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Federica E. Cigno

Vergine di Ghiaccio ஐ

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MessageSujet: Federica Emilia Tosca Cigno.   Jeu 30 Juin - 22:09

    ₪ CARTE D'IDENTITE ₪

    ۞ Nom : Cigno, et ne s'en cache pas.
    ۞ Prénom(s) : Federica Emilia Tosca.
    ۞ Surnoms : "La Vergine di Ghiaccio", soit "La Vierge de Glace". "Fed" pour ses rares intimes.
    ۞ Âge : Trente et un ans.
    ۞ Au service de : La famille Lupo.
    ۞ Rang de domestique : Intendante (soit majordome) ainsi que bouteiller, soit la domestique qui sert le vin et qui gère les réserves de vin.
    ۞ Spécialité : Principalement de la réception d'invité, mais elle s'occupe aussi et surtout de certaines tâches ingrates qui demandent à verser du sang ou casser quelques dents ou os. Qu'il s'agisse de faire disparaitre quelqu'un, d'intimider ou encore d'espionner, Federica sera la femme de l'emploi.
    ۞ Sangue Nobile : La Serenata niveau cinq, étant ancienne Tête de famille.
    Spoiler:
     
    ۞ Orientation sexuelle : D'un tempérament glacial et peu empathique, Federica conserve étrangement sa virginité, image d'une pureté qu'on ne saurait souiller. Les femmes lui inspirent parfois un vague sentiment de tendresse, mais rarement. Les hommes eux la laissent totalement de marbre, semble t-il.

    ₪ ASPECT PHYSIQUE ₪

    ۞ Physique : Il est indéniable que Federica est une très belle femme, même sis a beauté est relativement stricte et surtout très froide. Son visage délicat, juvénile, a des traits surprenants, et ses yeux ont une étrange couleur délavée d'un bleu très clair, couleur banquise, généralement inexpressifs, parfois doux, souvent contemplatifs. Plutôt jolie, Federica est malgré tout une beauté étrange, plutôt grande pour une femme avec son mètre quatre-vingt trois et son corps sans la moindre once de graisse, particulièrement musclé, élancée et gracile. Malgré son côté solide et athlétique, il émane pourtant d'elle une étrange fragilité, renforcée par ses longs cheveux blancs et son teint diaphane, à la limite du maladif, et son air constamment entre le neutre et le mélancolique. Son corps est parcouru de cicatrices blanchâtres, coups de taille et d'estoc dans sa chair tendre et elle a les mains forts fines, comme ceux d'un pianiste, comme on dirait. De vraies araignées blanches et sa peau est si livide qu'on voit sans mal les canaux bleus de ses veines au travers. Son teint blafard s'accorde à merveille à la fraicheur de sa peau, toujours un ou deux degrés en dessous de la norme humaine, si bien que les contact physique avec elle est assez désagréable.

    ۞ Allure : Le Cygne a fière allure, malgré une impression glaciale qui soue autour de lui. Image même de la vierge guerrière inaccessible à la chasteté de fer, Federica donne une étrange impression de douceur froide mêlée de la plus parfaite mélancolie quand on l'aperçoit pour la première fois. Il ne semble sourdre absolument aucune violence de sa personne, et cela quand bien même elle se montrerait agressive, et même en plein combat. Son air éternellement maussade et lasse lui donne une certaine absence : En effet, la Cigno est parfaitement neutre la plupart du temps, la bouche tirée en une ligne droite, sans la moindre ride d'humeur. Ses yeux eux-mêmes, sensés être les miroirs de l'âme, ne reflètent absolument rien mise à part une dureté presque lointaine. Vous parlez d'une allure... nonchalante, lointaine tout au plus, la Vierge des Glaces des mers du Sud.

    ۞ Goûts vestimentaires : Federica ne se vêt par habitude que de couleurs sombres, préférant le gris à tout autre couleur, le blanc virginal ou surtout le bleu fantômatique. Elle porte souvent des combinaisons complètes et des vêtements épais, attrapant vite froid, préférant les tenues un peu trop larges pour elle, vaporeuses, confortables et simples, ou les costumes tirés à quatre épingles. Autrement, tout les vêtements d'hommes sombres lui conviennent : elle n'a aucun goût. Les robes? Elle ne se souvient pas en avoir déjà porté.

    ۞ Signes particuliers : Sa voix, particulière, est une des plus belle voix qu'ai jamais entendu Belmonte et pour cause : toutes les femmes Cigno avaient une tessiture de voix unique. Celle de Federica est douce et trainante, semblant incapable de s'élever au delà du murmure, emprunt d'une mélancolie sous-adjacente, du velours le plus doux, même quand ses paroles sont sèches. Une voix à en faire crever de jalousie les oiseaux chanteurs, la voix d'une sirène, qui même lorsqu'elle parle est étrangement attirante. Une voix comme une arme, qui n'a rien de naturel. Ayant été désignée par La Manigance comme la future Tête, elle dispose également de toutes les capacités du Sangue Nobile mortel des Cigno, la Serenata.

    ₪ INFORMATIONS PSYCHOLOGIQUES ₪

    ۞ Généralités : Federica est, aussi surprenant que cela puisse paraitre pour une femme aussi impitoyable, quelqu'un de paisible. Calme et d'un naturel contemplatif, elle rêve souvent et se perd dans la contemplation des choses qu'elle trouve belles. Taciturne, parlant peu mais parlant bien, la jeune femme est plutôt laconique dans ses échanges avec autrui, mais il ne soue aucune agressivité de ses dires, même si la situation aurait de quoi l'énerver, chose qui arrive très rarement soit dit en passant. Montrant d'elle une espèce d'image d'Épinal de pureté excessive, la Cigno se montre en général discrète et presque effacée : quand elle n'a rien à dire, elle s'abstient de le prouver par ses paroles. L'inutile l'ennuie, le superflu la désintéresse. Cependant, l'aspect le plus visible de sa personnalité en dehors de son apparente froideur est son goût pour la mélancolie : prompte à l'introspection, résolument désabusée, Federica préfère vivre par la peine plutôt que par les excès, pour se rappeler qu'on apprend de la douleur, et rester humble. Elle est loin d'être prétentieuse et aurait plutôt tendance à ne rien montrer d'elle, profondément secrète, afin que ses adversaires ne puissent la jauger.

    Sa nature est statique, aussi solide que les rochers profondément ancrés dans le sol, et la jeune femme est incapable de prendre une décision sans la mûrir : pragmatique et logique à l'extrême, elle fait peu de cas des sentiments des autres, mais également des siens, guère empathique, guère au fait de ces choses-là. Ainsi peut elle impunément et sans aucune forme de remord donner la mort ou prendre ce qui est de plus précieux aux autres sans ressentir de scrupules : dans la vie, c'est chacun pour soi, et il faut apprendre à souffrir de l'envie des autres. Elle fut souvent dans le cas de la victime, alors Federica prétend savoir de quoi elle parle et comprendre ceux qu'elle aborde. La tristesse semble lui plaire, comme tout bon mélancolique, et quand elle a du temps devant elle, la jeune femme est capable de rester des heures dans la contemplation de sa propre mélancolie, régressant à l'identification narcissique, entrant comme en stase. Pourtant, en général, c'est une personne très spirituelle, au contraire, qui ne se replie que très rarement sur elle-même. Cependant la Cigno aime la mélancolie : elle lui procure des sensations agréables, qui la détende, et selon elle lui procure une sensibilité aux belles choses plus élevée que la normale. Il est cependant à constater qu'un très grande nombre de femmes de la lignée Cigno souffraient comme elle de mélancolie. Il n'y a donc rien d'étonnant à cet apparent romantisme mortifère chez elle.

    Lorsque Federica pleure, ce qui lui arrive régulièrement en solitaire afin de purger son âme de sa mélancolie tenace, c'est toujours sans un bruit, sans un sanglot, comme si tout simplement les larmes coulaient de ses yeux le long de ses joues sans qu'elle n'ait aucune expression faciale. A vrai dire, même si la jeune femme a une très grande volonté et un caractère plutôt égal et bien trempé, il réside en elle une part de femme fragile aux abois extrêmement charmante pour qui aime le style. Couplé à une détermination sans borne, malgré sa mélancolie, cela donne un bien étrange mélange pour une assassin comme elle... Mais parfait pour un Cygne femelle, éperdues de romantisme un peu morbide comme elles le furent pour la plupart.

    ۞ Vices : Vraiment aucun. Femto est la pureté et la chasteté même. Elle ne ment jamais et ne triche jamais. Les excès ne sont pas son genre, plutôt ascétique, et la luxure rend les gens paresseux selon elle.

    ۞ Aime : Peu de choses. L'odeur de la mer, le chant des vagues qui inlassablement émet sa mélodie préférée. Entendre des chansons, toutes sortes de chansons : des chansons d'Opéra, d'Église, de marins, paillardes, des litanies mortellement belles comme des comptines enfantines. Et chanter, encore et toujours. A chaque occasion pour s'écouter. La tranquillité, la solitude. Parfois, quand elle a l'humeur mélancolique, les baisers consolateurs. Mais c'est chose rare.

    ۞ N'aime pas : Peu de choses, encore une fois, si ce n'est rien, en définitive, n'ayant pas le tempérament à la détestation. Federica n'aime cependant pas avoir froid, ce qu'elle a souvent cela dit. Sinon, tout lui convient de manière neutre, par défaut.

    ۞ Sociabilité : Federica n'est pas forcément un modèle de sociabilité, mais elle ne se montre jamais discourtoise. Neutre tout au plus, elle ne montre qu'un intérêt poli aux rares gens qui la font vibrer positivement, et de l'indifférence glacée aux autres. Cependant, la Cigno semble respecter une étrange étiquette en toute circonstance, qui fait qu'elle n'est jamais ni impolie, ni fuyante avec autrui, quand bien même elle apprécie grandement la solitude et le silence. Elle s'en fiche juste : parlez-lui si vous le désirez, elle vous répondra si elle a quelque chose à vous dire.

    ₪ HISTORIQUE ₪

    ۞ Passé :

    « Toute enfant déjà, je ressenti dans mon cœur deux sentiments contradictoires :
    l'Horreur de la Vie et l'Extase de la Vie.

    C'est assez difficile à raconter, tout cela. Je ne me souviens guère plus des jours de mon enfance, un temps fuyant, un temps lointain. Une époque où, me semble t-il, je n'étais pas encore moi-même. Je n'étais qu'une jeune cygne qui chantait avec ses sœurs, avec l'insouciance des gamins qui n'ont jamais souffert de rien, entourée de ma mère et d'Elisabetta, sa cadette ainsi que mon oncle, Armando Lupo, la Tête de la famille du Loup. Quand je passe sur les côtes Belmontiennes, je ne peux m'empêcher d'avoir le cœur gros : l'invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d'où le bonheur s'est enfui. Je suppose que je devrai regretter le bonheur d'antan. Et haïr ceux qui ont détruit ce dernier et ont fait de moi la paria que je suis aujourd'hui, seule rescapée de ma famille, les nobles Cygnes, moi qui devint leur Tête alors que je n'avait que sept ans, après l'étrange choix du Hasard de la Manigance.

    Je m'en fiche un peu, pour tout vous dire.

    Haïr ne sert à rien. Ou juste à vous détruire. Les années insouciantes de mon enfance passées, des Serpents s'immiscèrent dans nos plumages pour nous infuser leur venin, selon les ordres de nos rivaux de toujours, les Lions. Dois-je répéter bêtement ce que m'a expliqué ma mère? Qui s'en soucie encore? Les Cygnes sont un souvenir mort-vivant. Tout comme moi. Fuyant l'incendie de notre demeure avec ma mère, je me souviens d'une nuit d'encre et de cris horrifiés. La maison de mon enfance fut engloutie par les flammes, et je suppose, en même temps, mon innocence. J'aime bien le symbolisme, c'est assez révélateur. Par cette nuit, nous avons perdu notre famille, nos repères. Moi, je quittât Belmonte grâce à ma mère, cette bonne âme qui me laissa aux marins d'un bateau avec qui elle avait contracté un contrat secret. Cachée sous quelques cordages, je senti qu'elle ne survivrait pas. Ma mère se sacrifia pour que moi, la Tête désignée des Cigno, âgée de neuf ans, survive. Le sens du sacrifice est visiblement récurent chez nous. Alors que le bateau s'éloignait de cette terre maudite qui ne voulait plus de moi, j'entendis au loin ma mère chanter : les Cygnes chantent toujours avant de mourir.

    Mais après tout le sacrifice est le rôle favori des femmes, il leur sied si bien devant le monde et il leur procure dans la solitude tant de douces larmes et de mélancoliques jouissances. Je sais de quoi je parle, croyez-moi.

    J'étais en vie. En vie. Les autres, je ne savais pas ce qu'il était advenu d'eux mais, petite fille assez simple, je n'y pensât pas, pour tout vous dire, ou pas immédiatement. J'étais sauve et cette idée remplissait toutes mes pensées du moment. La joie d'avoir échappé à la mort, vous n'avez pas idée de ce que cela procure comme sensation. Et, finalement, le Cygne que j'étais ne serait qu'un vilain petit canard. Parce que le capitaine de ce noble navire joliment baptisé "Figlio de Puta", ou "Fils de Pute", n'était autre qu'un pirate, tout comme son équipage de coupe-jarrets de la pire espèce. Ma mère, qui gérait les affaires maritime de Belmonte, avait des alliances avec les pirates, devinai-je. Comment la famille Cigno pouvait-elle s'allier avec leurs pires ennemis? Pourtant à ce moment là, je ne pensais pas trop à ce genre de choses. Le capitaine s'appelait Gallilleo Le Prince Boiteux, admirable surnom, et était un vrai beau parleur : si tout ce qu'il disait se changeait en or, nous serons riche comme trois fois les Pavone. Il me donna des vêtements de garçon, m'interdisant de dire à quiconque que j'étais une fille : les femmes, même en devenir, portent malheur sur les navire, selon l'idée populaire. Peut-être était-ce aussi pour protéger ma vertu, maintenant que j'y pense. Femto naquit ainsi. Je devins mousse sur le Figlio de Puta, et petit garçon qui ne parlait pas. A quoi bon? Pour un mousse, seule les ordres du maître d'équipage comptent. Seule la vie au jour le jour est la vraie vie.

    J'ennuyai les hommes. Avec mon air las et ma lenteur, je les agaçai. Certains me battait car je les fixait dans les yeux sans rien leur dire. Mais moi, je retenais, j'aspirai comme une éponge tout ce que je voyais et j'entendais. C'était surement comme cela que je grandirai le mieux, ou le plus vite. J'ai vite compris que le seul moyen de m'en sortir était, paradoxalement, de me plonger dans un état mélancolique pour devenir adulte. Pour devenir sensible aux choses qui m'entouraient, mais insensible à leurs conséquences.

    La mélancolie doit être, je pense, une sorte de maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont.

    Et c'était tant mieux comme cela. Je grandi vite et bien, mon corps ne ressemblât jamais réellement aux poncifs féminins qui excitaient les marins. Certains, dupés par mon apparence, me prenaient un giton efféminé et me caressaient parfois. Galilleo me protégeait des turpitudes masculines, fouettant les hommes qui avaient osé me toucher. je suppose que la vertu d'une fille noble vaut son pesant d'or. Ou peut-être me voulait-il pour lui quand je serait bien mûre, bien à son goût. Je le su plus tard. Ce n'est pas encore le sujet. Consciente que je devais défendre mon honneur pour rester une femme digne, je demanda à Li Long, un homme devenu de l'Extrême Est, de m'apprendre à me battre comme lui. Cet homme était admirable, sautant comme un singe, dansant en se battant, féroce guerrier de Khitaï qui m'apprit le Daoshu, l'art de manier le Dao, un sabre à un seul tranchant originaire de son pays. je me révéla plutôt douée, car assidue à la tâche : j'avais envie d'être une combattante, une guerrière. J'avais envie d'être forte.

    Une question que je me posa plus tard, m'endurcissant, fut : à quoi me servirait ma force? je n'avais pas encore la réponse à cette époque, trop jeune, surement trop perdue. Venger ma famille me semblait futile. Cela ne ramènerait personne. Je pense qu'à cette époque, la piraterie ne m'intéressait pas. C'était plutôt le fait de pouvoir défaire ceux qui se dressaient contre moi et être maîtresse de ma destinée. Pensée adolescente on en convient, mais tellement normal à cet âge où nous ne sommes ni plus vraiment des enfants, mais pas encore des adultes. Ni petite fille, ni femme, juste un hybride qui se cherche une raison de vivre. J'étais une épée. Ainsi, j'étais parfaitement aiguisée, meurtrière, mais extrêmement fragile et délicate à employer.

    Et surtout, par tout les Cygnes, je n'avais pas de main directrice. Juste une épée dans son fourreau, une arme sans maître. Et même quand le capitaine Galilleo m'ordonna de rejoindre les rangs de ses chiens de mer, et que je tua, pilla, brûla pour son compte, rien ne changea en moi. Je ne parlât jamais de ma véritable ascendance et cela resta un secret de Polichinelle entre moi et le capitaine. Pourtant, maintes fois, il me demanda de chanter. De chanter comme une sirène pour attirer à nous les galions si plein de l'or que nous voulions. Alors e chantais, non pas par ordre mais par envie. Pour mêler à l'iode toute ma mélancolie et mes doutes d'adolescente déracinée.

    Une nuit, quelque chose changea, et plus rien ne fut pareil pour moi. A présent femme, Galilleo me fit la cour avec la ferme intention de faire de moi sa favorite. La "reine" de toutes les femmes qu'il prenait avec négligence. "Sa" femme. Mais je ne pouvais lui appartenir. Car mon âme, mon cœur et mon corps n'appartenait qu'à Lui, cet anonyme marin à la peau sombre. Alors, j'ai fais ce que font ceux qui ne craignent pas la mort : quand le capitaine posa la main sur moi, je l'égorgeât sans plus de cérémonie. J'étais plus forte que lui. Pas question qu'il me prenne ma vertu.

    Je ne voulais offrir mon corps qu'à mon Âme-Sœur.

    Je sortis de la cabine de Galilleo avec un macabre trophée à la main, pendant par une touffe de long cheveux : la tête de mon protecteur, que j'envoyai valser contre le pont, devant ses propres marins.

    "Je suis le capitaine de ce bâtiment", ai-je simplement dis.

    Personne ne me contredit. A compter de ce jour, je prit la place de Galilleo et renomma le navire "La Libertana". Ceux qui tentèrent de se dresser contre moi, les sots, moururent par ma Voix, devant tout les autres, car je m'étais juré de tuer tout ceux qui s'opposeraient à ma volonté, à ma liberté. Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, et Galilleo me manqua un peu, au début. Puis, mes hommes et moi, voguèrent vers de nouvelles aventures, rapines, trésors. Et mon but restait un mystère entier. Cependant je compris que la mer m'avait ravie; je n'étais pas un enfant de la Terre, ni du Ciel, mais bel et bien un Cygne de l'Océan. Un Vilain Petit Canard. Quelqu'un de particulier avec un talent particulier. Et par ma Voix, j'attirai les marins à nous, pour les aborder, prendre leur or, femmes, et vies. Nos succès déplurent au capitaine de la Sirena, si bien que ce puissant pirate nous déclara la guerre. Nos bateaux se heurtèrent dans une mémorable bataille de laquelle nous fûmes victorieux avec beaucoup de perte.

    Ce fut un temps de ténèbres, une époque de peur. Trahie par ceux que j'avais juré de protéger, je me retrouva avec tout les pirates de Burano comme ennemis, vendus par quelques uns de mes propres hommes. Je l'avais dis : tous vivent aux dépends des autres. Vint alors l'âge de la guerre, où je perdit beaucoup : mon navire sombra dans les flots, je perdit mes meilleurs hommes, ceux en qui j'avais encore confiance. J'étais certes taillée pour le combat, un Cygne de Guerre, mais ils étaient plus nombreux. Cependant, je préférai la mort à la reddition. Plus concevable. Plus honorable. De bataille navale en bataille navale, je fus un jour prise et mise aux fers. Je n'avais voulu que vivre. Que me défendre de ceux qui étaient jaloux, qui voulaient ma mort. Potentiellement, si on ne m'avait pas attaquée, je serai restée paisiblement dans mon coin. Maintenant, j'étais à Agitazione, dans la demeure souterrain de Themistocle, le Roi de tout les Pirates. Allais-je mourir sans te rencontrer, toi mon Âme Sœur? Toi, mon seul et unique amour, que je ne connais pas...

    "Tu t'es bien battue, Chienne de Mer."

    J'ai regardé celui qui disait être mon maître en relevant le visage vers lui, sur son trône, moi à genoux devant ses pieds, poings liés dans le dos.

    "Je suis un Cygne, pas un Chien", avais-je seulement dis.

    Themistocle me regarda avec un air intrigué, ricanant dans sa barbe sale et fournie. Ses yeux brillaient d'une lueur d'intelligence cruelle. Il se leva de son trône où il se trouvait avachi, me tournant autour. par réflexe, humblement, je baissât la tête, qu'il me releva en me saisissant le bout du menton, me regardant droit dans les yeux.

    "Joli petit Cygne... tes yeux disent que tu ne viens pas d'ici. D'où es-tu?"

    "Je suis une fille Cigno."

    J'avais répondu avec franchise : je n'aimai guère mentir. Je n'avais plus de raison de le faire à présent, aux pieds mêmes de ma propre mort. Themistocle me fit libérer sans que je comprenne pourquoi. Plus tard, on me fit comprendre que c'était parce que je m'étais montrée vaillante et humble, et qu'il avait aimé cela. Les hommes sont de curieuses créatures. De faibles créatures promptes à la pitié. Moi, j'aurai tué sans hésité. Cependant, encore une fois, je fus sauvée de la Faucheuse. Peut-être n'était-ce pas encore mon temps. Je repris la mer alors, avec un nouveau navire, "L'Osso Nero", L'Os Noir. Le Roi des Pirates avait ordonné qu'on me laisse en paix. Était-ce à cause de ma vaillance Ou de mon ascendance Cigno? peu importait... J'avais un nouveau protecteur et je me demandât sur le moment si, lui aussi, je le tuerai comme Galilleo...

    Le temps passa comme les vagues, doucement et violemment à la fois, avec de multiples chants de sirène. Lorsque Themistocle décéda suite à la gangrène de sa jambe, il m'eût faite mandée auprès de lui pour ses derniers instant et me donna son titre.

    "Va, c'est toi, maintenant, la Reine de tout mes Chiens. Petit Cygne, chante une dernière fois pour moi..."

    Je resta silencieuse puis lui prit la main. Chanter les derniers instant d'un homme, chanter pour le faire glisser doucement dans la mort comme on sombre dans un sommeil qui n'a pas de réveil. Ma voix alors s'éleva pour lui, douce et paisible, touchant son âme fatiguée pour l'apaiser, pour la plonger peu à peu dans un état de bien-être total, jusqu'à non pas qu'il décède, mais le tuer. Car oui, je tuât Themistocle pour qu'il ne souffre pas. Par la magie de ma Voix, je l'endormît pour toujours. En gage de remerciements. j'avais à nouveau tué mon protecteur.

    Mais à présent, je serai mon propre protecteur. La Reine des Pirates. Mes ailes s'étendraient sur tout Burano. J'étais faite pour la guerre, mais aussi pour le pouvoir, visiblement. Était-ce ma destinée? Le sang qui coulait dans mes veines faisait-il de moi un Cygne Conquérant? Je ne pense pas. A quoi bon conquérir? Je décidât, humble, de ne pas prétendre à plus que l'île de Burano. Ce serait déjà assez compliqué de régner sur les pirates. Je connaissais mes limites. Et celles des autres. Alors, je m'assis sur le trône de Themistocle, et régna à sa place sur Agitazione, la ville des Pirates. Et, parce qu'après quelques années mes yeux s'arrondissaient de routine, je repris souvent la mer, ma seule et unique mère. L'oisiveté va souvent de pair avec le pouvoir. Je ne voulais pas. Alors je repris les flots, car j'étais Cygne des Océans.

    Et pourtant, toi mon Âme Soeur, j'eusse beau chanter des chants de sirène, tu ne vins pas à moi. Et ton absence, plus intolérable que la mort-même, me fut cuisante. Alors, parfois, lorsque la mélancolie me prenait trop rudement à la gorge, je serrais contre moi une femme anonyme. Rien de plus. Une prisonnière que je traitai avec égards, ou une prostituée que je payai simplement pour l'embrasser chastement. Rien de plus. Ma Vertu était à Lui. A celui qui n'était pas là et qui prenait toute la place dans mon cœur vide comme une coquille creuse refoulée par la mer. Et j'avais beau mettre à sac tout les galions de Leone que je voulais, avoir les plus belles femmes d'Agitazione et d'ailleurs entre mes bras, j'étais vide et dénuée de l'envie de vivre.

    J'étais sur mon trône comme une reine ennuyée, mes pieds nus croisés sur mes cuisses en tailleur, entourée de mes hommes et de mes richesses. La vie était si morne, sans but réel, sans mon Âme Sœur. Tuer, piller, détruire, amasser. Était-ce réellement cela, que je désirai? Était-ce cela, la liberté? L'aventure m’appelait de sa voix de sirène morte-vivante, une voix de mère, une voix ancienne. Il me fallut beaucoup de temps pour comprendre que je m'étais fourvoyé: il n'est jamais facile d'accepter un échec. Surtout quand il vous assure un rang telle que celui de reine. Cependant, je n'y étais pas attachée: je n'étais et ne serais jamais attachée à rien. Reine, ce n'était qu'un titre et un confort égoïste.

    Je décida donc de délaisser mes biens matériels et sociaux pour repartir à la base: être une épée certes, mais avec un brais qui la porte: un vrai but, où je puisse m'accomplir. Je fis mes valises et mes adieux, laissant mon trône à un de mes hommes de confiance, et embarqua sans rien sur moi à Belmonte, là même où j'étais recherchée comme le Diable. Peu importait: je sentais que c'était dans cette ville que je trouverai deux chose: mon Âme-Sœur peut-être, et surement ma Vérité. N'étais-je pas Federica Emilia Tosca Cigno? Je devrais assumer mon nom, à présent.

    Et revenir auprès de ceux qu'ils me restent.

    Et pour eux, je chante cette mélancolie qu'ont les femmes qui ont cherché le bonheur et qui n'ont trouvé que l'amour. »


    ۞ Famille : Ad patres, pour la plupart. Elle fut la nièce d'Elisabetta Cigno et d'Armando Lupo, et sa plus jeune sœur eut un fils nommé Michelangelo avec un Serpente avec lequel elle fuit durant le génocide de la famille Cigno.

    ₪ ET VOUS ALORS ? ₪

    ۞ Comment avez vous découvert le forum?
    Je suis un double compte.

    ۞ Que pensez vous de ce dernier?
    Pas dégeulasse.

    ۞ Comment définiriez vous votre niveau RP?
    Bon, sans trop de fautes et sans blabla de remplissage.

    ۞ Quelle sera votre fréquence de passage?
    Quotidienne.
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Federica E. Cigno

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MessageSujet: Re: Federica Emilia Tosca Cigno.   Jeu 30 Juin - 22:52

Et j'me valide toute seule comme une grande, admirez. Rolling Eyes
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Federica Emilia Tosca Cigno.

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